lundi 6 juillet 2009

Série artistique : Max met la femme en formes


Son grand-père était photographe, et il vendait des appareils photos ou les premières caméras. Le photographe Max (ses sites Internet, ICI et ), qui définit sa passion comme une activité artistique "de loisir", a pourtant appris son "voyeurisme créatif" en regardant travailler son père. Qui lui offre à 20 ans, son premier Canon. S'ensuit de longues années de pratique, plus ou moins intenses. En noir et blanc essentiellement, puis en diapos couleur, que Max développe dans le club photo de sa ville. Puis il découvre le numérique, et la passion du nu féminin qu'il affine toujours, avec quelques copines étudiantes qui acceptent de lui servir de modèles. Son univers sensuel s'applique à magnifier la femme, ou les gestes complices de couples. Interview à quatre mains.
Vous avez hérité de la passion photographique par votre père, et rôdé vos premiers pas de photographe au gré de vos inspirations. Qu'est-ce qui vous a poussé vers la photo de nu ?
"Après une longue période consacrée aux paysages et aux photos sportives, notamment en montagne, il me semblait un peu avoir fait le tour de la question. J'avais envie de faire quelque chose de très différent, de plus intime, de plus construit. Le nu, c'est la sensualité à l'état pur. Quelque soit le corps, féminin, masculin, c'est au photographe de travailler sa lumière, la posture, le cadrage et à magnifier la beauté originelle de chacun d'entre-nous : bref, un vrai travail de metteur en scène finalement !".
Quel temps concacrez-vous à la photographie au regard de votre vie professionnelle ?
"La photo demeure un loisir pour moi, elle ne saurait me nourrir ! Je suis donc dans l'obligation de consacrer le plus clair de mon temps à une activité professionnelle bien différente. Ce qui ne m'empêche pas, de temps à autre, de trouver l'occasion de concilier les deux un peu par hasard."
Vous dissociez rarement le corps de la femme de la lingerie féminine, en jouant sur des poses et gestes intimes, voire la sensualité des courbes : pourquoi ce choix plus particulièrement ?
"Il me semble que la dentelle est un très beau faire-valoir pour le corps des femmes, non ?! Le moment le plus beau et le plus fort en amour n'est-il pas celui qui précède la découverte du corps de l'autre ? Peut-être est-ce aussi en hommage à une très ancienne compagne, particulièrement friande de frous-frous et qui aurait ainsi forgé mon inconscient artistique... Qui sait..."
Qu'est-ce qui vous a incité à prendre des photos intimes en couple, et pourquoi ?
"La plupart des couples qui acceptent d'être photographiés dans le plus simple appareil ne souhaitent pas dévoiler leur visage. C'est bien dommage car on comprendrait alors tout l'intérêt de ces images. Combien de fois m'a-t-on dit : je n'avais jamais vu à quel point il (elle) me regarde avec passion et amour !".
D'après vous alors, est-il plus difficile d'immortaliser le corps féminin que le corps masculin, et pourquoi ?
"Pour ma part et sans conteste, j'ai nettement plus de mal à mettre en scène un corps masculin. Est-ce dû à une hétérosexualité trop marquée ou à une certaine pudeur à l'égard de mes congénères ? La seule fois où j'ai pu prendre de belles images de nus masculins, c'était pour un calendrier parodiant le fameux "Dieux du stade". Nous avions beaucoup ri et fort bien travaillé !".
Pensez-vous réaliser aussi des clichés de nu féminin intégral, d'autant plus difficile à mettre en scène que sans "artifices vestimentaires" ?
"Oui, bien entendu. J'en ai fait mais qui ne sont pas encore publiés : ce sera pour bientôt ! J'aime beaucoup les gros plans, non pas de sexe bien entendu, mais de bras, de cuisses, de mains, et de pieds qui s'entremêlent et donnent un peu le tournis."
Vos photos sont exclusivement réalisées en noir et blanc, il y a une raison artistique plus personnelle à cela ?
"Tout d'abord, ma formation s'est faite en argentique. On ne renie pas si facilement ses origines ! Le noir et blanc me semble aussi le plus apte à restituer toute la sensualité d'une peau, d'un corps. Mais regardez-bien sur mes sites Internet, il y a aussi deux séries en couleur."
Comment et pourquoi alors choisissez-vous les thèmes des photos qui se prêtent au noir et blanc ou/et à la couleur ?
"La couleur doit être un choix lié à l'éclairage. Dans la série "Captive", il me semblait que la maille du filet n'aurait pas rendu tous ses effets en bichromie."
Est-ce juste un choix esthétique, ou cela relève-t-il aussi des impressions de l'instant, d'un message artistique, voire d'un rendu que vous voulez faire passer auprès du public ?
"Oui, il s'agit bien d'un choix artistique et d'un rendu qui me convient. Dans la photo de nu, il est parfois difficile de savoir sur quelle frontière on se trouve : glamour ? Sensuel ? Érotique ? Pornographique ? Le noir et blanc est aussi une façon d'être très clair et de trancher le débat : aussi crue que soit l'image, ce n'est pas du porno que je veux montrer."
Quand vous mettez en scène vos photos, le faites-vous avec un regard d'homme, ou tenez-vous compte du regard des éventuelles spectatrices féminines ?
"Je ne suis pas trop dirigiste. J'adore que le modèle fasse passer ses propres messages. En tant que femme, elle saura toucher les hommes, mais aussi ses amies (à qui elle montre toujours ses photos !). Ce n'est pas toujours facile pour des modèles amateurs, dont c'est parfois la première séance, de livrer ses émotions ou ses désirs à un inconnu qui "observe", je le comprends bien. Mais je suis persuadé qu'une posture ou un regard naturellement proposé passe mieux et touche plus le spectateur."
Comment trouvez-vous vos modèles, et tenez-vous compte de leurs avis, voire de leurs exigences ?
"Le plus difficile c'est le démarrage. À ce niveau, c'est le règne de la débrouille. D'abord les amis, puis les amis d'amis, etc. C'est un peu le même problème que celui du premier roman pour un écrivain ! Une fois cette étape réalisée, le bouche à oreille fonctionne assez bien et les ami(e)s des ami(e)s ou les visiteurs du site se portent assez vite volontaires !".
Qu'est-ce qui vous inspire chez la femme, généralement renforcée par la singularité de ses charmes, des poses suggestives et/ou des accessoires ?
"Sa grâce. À moi de la débusquer, parfois de façon inattendue. Aucun corps n'est parfait, mais doit-il l'être pour être beau ? C'est mon challenge d'en magnifier la beauté."
Qu'aimez-vous alors montrer en photos ?
"L'émotion : la sensualité d'un creux, la générosité d'une courbe, la pudeur d'un voile ou l'abandon d'une main. Je viens de terminer une séquence pour une jeune mariée (en tenue), dans ce registre, le résultat est superbe."
Quelle est pour vous la plus grande difficulté dans la réalisation de photos de nus féminins ?
"La confiance. Sans la confiance (du modèle envers le photographe), il est bien difficile de faire de vraies belles images. Par chance, il est fréquent qu'elle me soit accordée ! Pour cela, une première rencontre autour d'un café est toujours indispensable."
Vous constituez un nouveau site, exposez-vous, ou avez-vous des projets pour faire connaître votre travail ?
"J'héberge pour l'instant mes pages sur un site dédié à la photo. Je réfléchis cependant à la fabrication d'un vrai site personnel. Mais quel travail de titan pour un amateur ! Si vous connaissez des bénévoles prêts à donner un coup de main, ils sont les bienvenus ! À moi ensuite de communiquer pour le faire connaître."

Le regard d'une passionnée d'art...
À vrai dire Max en tant que photographe amateur a attiré mon attention dès que nous nous sommes croisés sur la toile par blogs interposés, il y a déjà plus d'un an. J'avais découvert ses photos en ligne et j'ai suivi l'enrichissement de sa galerie au cours des mois.
Première impression très forte dont je me souviens : le noir et blanc lui va bien. Il sait en jouer avec talent et le charme de la photo sensuelle enrichie de ce regard en bichromie est incontestable. J'aime la mise en valeur de l'accessoire féminin et du frou-frou par ce choix. C'est bien de l'érotisme raffiné qui se dégage des clichés de Max, loin des nus uniformes et semblables qui peuplent de nombreux books.
Deuxième impression qui m'a très vite séduite : mettre si bien en valeur la sensualité des couples. Au-delà du nu féminin unique, Max a pris le pari de refléter également l'érotisme à deux. Ainsi, c'est un plaisir de voir un homme et une femme qui parlent avec leurs corps et leurs gestes, et qui nous permettent de saisir l'essence de la volupté dans des clichés évocateurs de scènes que nous aimons tant dans nos vies.
En fait, quand je regarde les galeries de Max, je me sens concernée par ses thèmes photographiques : il y a la proximité avec ses modèles qu'il met en valeur, et en même temps je suis captée par la délicatesse et l'élégance de l'érotisme dont il veut nous parler, comme celles qui caractérisent les photographes professionnels, mais dont la distance froide des images découragent parfois de toute sensation émotive. Max lui réussit cette subtilité : associer dans l'image l'approche intime avec le spectateur et la classe sensuelle.
Armandie.

samedi 4 juillet 2009

Coup de Coeur : Ode à La Femme...

On dit que les yeux sont le miroir de l'âme... Je suis de cet avis. Il y a quelques jours, j'ai découvert la première des deux vidéos ci-dessous, créées par Philip Scott Johnson, "Women in Art", un morphing fluide et doux d'oeuvres célèbres, où La Femme y devient éternelle, aux yeux si étonnants, fascinants ou émouvants. J'y ai cherché aussi les reflets des yeux que j'aime tant... "Quand une femme vous parle, écoutez ce qu'elle vous dit avec ses yeux.", a dit Victor Hugo, tandis que Gustavo Adolfo Bécquer est allé plus loin poétiquement : "Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie." Il y a tout cela ici, y compris Paul Eluard qui, avec talent et amour, l'a dit... Avant "Women in Film", un morphing d'actrices célèbres, de Mary Pickford à Angelina Jolie.



La Courbe de tes Yeux...
La Courbe de tes Yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Paul Eluard (Capitale de la douleur, 1926).

mercredi 10 juin 2009

Site "Second Sexe" : "X Femmes" sur Canal +

Le site Internet "Second Sexe" est un portail très complet sur la sexualité féminine, interdit au moins de 18 ans. Le nom est en référence au livre "Le deuxième Sexe", de Simone de Beauvoir, et le site Second Sexe (c'est ICI) se distingue par la richesse des thèmes et des produits abordés, tout autant que par la cohérence de sa ligne rédactionnelle, et la variété des thèmes abordés et/ou réactualisés : esthétisme, journalistiques, littéraires, pratiques, ou commerciaux (lingerie, produits intimes, accessoires ou films de qualité et livres audio à télécharger pour quelques euros)...
Outre la mise à jour régulière du site, en général, la section "La Médiathèque" (films à télécharger et livres audio) produit des contenus érotiques (c'est LÀ). Notamment le cinéma "X-plicit", plus évocateur que des films érotiques, ou des films érotiques réalisés par des femmes, etc. Des oeuvres cinématographiques montrant des scènes explicites, mais plus particulièrement destinées aux attentes des femmes, bien que les films soient réalisés pour plaire aussi aux hommes particulièrement exigeants de par aussi le côté esthétique qui se dégage des oeuvres et l'inspiration qui peut en découler.
Pour la seconde fois, la série "X Femmes", réalisée par des femmes comme Arielle Dombasle, Caroline Loeb, Mélanie Laurent ou Lola Doillon (et bien d'autres), sera à l'honneur sur Canal + le samedi 27 juin 2009 à minuit. Déjà, des réalisatrices s'étaient interrogées sur la sexualité féminine et l'avaient mise en scène dans une première série, diffusée sur Canal + le samedi 25 octobre 2008.
Canal + renouvelle la diffusion de ces courts-métrages érotiques, voire pornographiques, samedi 27 juin 2009, à minuit, et à partir de cette date-là, les films pourront être téléchargés avec les autres sur le site de Second Sexe. Extraits...


La première série diffusée le 25 octobre 2008, ci-dessous, et disponible sur Second Sexe.

mardi 2 juin 2009

PETA : le sexy pour la bonne cause qui dérange


L'association américaine de défense des animaux PETA (c'est ICI), qui a aussi un site en France (c'est LÀ), a désormais un slogan bien rodé : "Plutôt à poil qu'en fourrure !". La dernière célébrité a joindre le geste à la parole, après des femmes engagées comme Dita Von Teese ou Eve Angeli, est Eva Mendes. Des femmes qui comme bien d'autres se sont promis de ne plus porter de fourrure dont l'origine est douteuse, voire plus de fourrure du tout, si l'on sait que c'est aussi une industrie violente et sanglante dont la mode peut se passer...
Malheureusement, PETA n'a pas toujours la tâche facile, même dans des domaines comme la consommation de viande. La chaîne NBC n'a pas hésité il y a quelques temps à censurer une vidéo jugée trop explicite pour être diffusée à une heure de grande écoute (à visionner sans modération à la fin de l'article). Eh oui, un clip sexy, dont le contenu ne présente pourtant pas de quoi fouetter un chat (et c'est quand même mieux comme en Asie que de les tuer atrocement comme aussi les chiens pour en faire des fourrures), qui a été purement et simplement privé d'antenne. Rien que pour cette raison, j'en parle, et puis le sexy a aussi sa place pour la bonne cause. L'objet du délit pour NBC ? On y voit des femmes en petite tenue jouer avec des légumes, associant l'idée d'une vie sexuelle épanouie ou imaginative toute aussi intense avec les habitudes de vie des végétariens et les végétariennes.
Sauver la vie des animaux en devenant végétarien, ou dénoncer le commerce de fourrure, est l'objectif de l'association PETA. Pour la fourrure, qui provient majoritairement de Chine, les visons, renards, lapins et autres animaux, voire les chiens et les chats, sont confinés et maltraités. Les plus chanceux sont étranglés ou matraqués, d'autres sont écorchés vifs. Défendre les animaux mérite bien une affiche de célébrité à poil ou un joli clip sexy ! Même si ça dérange !

jeudi 28 mai 2009

Dita Von Teese : le Casino de Paris et Wonderbra en 2009


C'est officiel ! L'année 2009 sera aussi sous le signe de Dita Von Teese en France, avec sa venue au Casino de Paris à l'automne, et une nouvelle collection de lingerie chez Wonderbra, qui renouvelle sa collaboration avec la célèbre stripteaseuse pour la seconde fois.
La marque Wonderbra avait en 2008 présenté une collection très sensuelle conçue en collaboration étroite avec Dita Von Teese (son site officiel, c'est ICI). Cette deuxième collaboration entre la marque de lingerie et l'élégante effeuilleuse s'annonce sous un esprit glamour et ultra-féminin, préparée dans un secret distillé, pour une mise en vente de la collection en septembre 2009, et dans toute l'Europe. La nouvelle collection devrait malgré tout être dévoilée avant l'été par Wonderbra et son égérie de luxe, directrice artistique, et qui ne cache pas sa volonté de penser une fois encore à celles qui cherchent "une lingerie particulière qui les rendent uniques et sensuellement sophistiquées."
Autres dates, et non des moindres, à noter sur votre agenda : après deux saisons au Crazy Horse de Paris, la belle Dita Von Teese sera au Casino de Paris, du 4 au 13 septembre 2009 (pour en savoir plus, c'est LÀ). La Gentry de Paris Revue propose de renouer au Casino de Paris avec les grandes heures du music-hall et de la Belle époque parisienne, et autres Années folles et glamour de l'âge d'or du cinéma hollywoodien. Dita Von Teese y présentera deux numéros dont, en exclusivité, son dernier numéro, "la Fumeuse d'Opium", en première mondiale, dans un univers alors d'érotisme, d'humour et de glamour insolent...
En vidéo, la première collection de Dita Von Teese et Wonderbra...


En bonus, ci-dessous, Dita Von Teese lors de son passage à l'Eurovision 2009...

mardi 19 mai 2009

Série artistique : Virginie Vanos, photographe et... modèle


À 30 ans, Virginie Vanos est aussi appréciée pour ses poses en tant que modèle, que pour ses clichés sensibles de photographe. Après des études privées de danse, d'improvisation, d'interprétation dramatique et de diction, elle a suivi de 1998 à 2001 une formation de comédienne à la Kleine Académie, à Bruxelles. Depuis 2001, elle a joué au théâtre, dans des films et autres téléfilms, tout en posant comme modèle, puis en passant aussi de l'autre côté de l'objectif. Elle est aussi l'auteure d'encyclopédies pratiques, "Le Mâle Moderne" et "La Femme Moderne", divergences entres hommes et femme sur le ton de l'humour satirique. Interview. Ses sites Internet en tant que modèle, c'est ICI, et en tant que photographe, c'est LÀ.
Virginie Vanos, comment êtes-vous venue au mannequinât, puis au nu artistique, et pourquoi (modèle sur les quatre premières illustrations de l'article) ?
"Au départ, j'avoue que c'est un ami qui m'a un peu poussée. Je n'y croyais pas des masses, et de plus, je n'avais jamais été attirée par le monde de la photo. Mais au bout de la 3ème ou 4ème séance, j'y ai pris goût. J'ai compris à ce moment-là les possibilités scéniques que je pouvais tirer de mon job en tant que modèle. Quant au nu académique, vu que cette discipline fait partie d'à peu près tous les arts picturaux, et ce depuis la nuit des temps, il m'a paru tout naturel de l'inclure aux types de poses que je pouvais réaliser."
Est-ce un métier difficile à réaliser ?
"Oui et non. Oui, dans le sens qu'il faut un maximum de discipline, des horaires stricts à respecter, et qu'il faut faire pas mal de concessions sur sa vie privée, sociale et affective. Mais tout cela semble dérisoire quand on est réellement passionnée par la photo."
Et de poser nue ?
"Je suis frileuse à l'excès, et il m'est très dur d'évoluer en tenue de baptème alors qu'il fait moins de 25 degrés (rires) !".
Pourquoi être passée de l'autre côté de l'objectif, et qu'est-ce qui vous inspire à votre tour en tant que photographe (5ème et 6ème illustrations de l'article réalisées par Virginie Vanos) ?
"On m'a mise au défi de prendre des photos, et ce défi, je l'ai relevé. Ce qui m'inspire le plus, ce sont les visages d'artistes. J'ai des souvenirs terriblement émouvants d'un réalisateur, d'une danseuse, d'une femme enceinte et de quelques autres modèles occasionnels qui sont passés devant mon objectif. Les carnets de voyage ont aussi une grande importance dans mon travail. Cela me permet de garder intacts les plus beaux moments passés à l'étranger."
Le regard d'une femme spectatrice sur le nu féminin est différent de celui de la majorité des hommes : les photographes masculins ne semblent pas toujours en tenir compte ?
"Peut-être sont-ils encore trop prisonniers d'une certaine image qu'ils ont de la femme. Je ne sais pas... C'est vrai que le regard d'un photographe féminin diffère fortement de celui d'un photographe masculin. En général, les femmes sont plus pointilleuses, plus méticuleuses sur les détails de l'image, et probablement tentent-elles de réaliser les images qu'elles auraient rêvées pour elles-mêmes. Ce n'est qu'une théorie, et je ne suis même pas sûre moi-même d'avoir totalement raison."
En tant que femme photographe et modèle, abordez-vous vos prises de vues différemment, et avez-vous à l'esprit cette différence du regard féminin et masculin ?
"J'essaie d'avoir à la fois un regard vrai, et de privilégier l'esthétisme. C'est un peu difficile de tenter sans cesse de transcender la réalité sans pour autant masquer, tricher ou mentir sur sa nature profonde. Je sais que ma façon de voir les choses et les gens peut déranger, voire perturber certains, mais je préfère cette voie-là au côté fast-food trop facile des prises de vues conventionnelles."
D'après vous, qu'est-ce qui différencie la plupart des photographes de nus, aujourd'hui, avec leurs devanciers tels Willy Ronis, Brassaï, Jonvelle, Helmut Newton, etc. ?
"Aujourd'hui, pas mal de photographes travaillent soit uniquement sur le fond (le message véhiculé par leurs photos), soit exclusivement sur la forme (un esthétisme vide poussé à outrance). Les photographes que vous citez ont essayé (et la plupart du temps réussi !) de concilier la technique, la mise en scène et la beauté."
En tant que photographe, quel regard portez-vous sur la femme, et qu'est-ce qui vous inspire chez elle ?
"Les femmes affichent bien plus facilement leurs failles et leur sensibilité. Dans le cadre de mon travail sur le portrait serré, c'est un grand bonheur de photographier une belle femme qui ne cherche pas à tout prix à dissimuler sa tendresse, sa joie ou sa colère. Mais au fil du temps, je me suis aussi rendu compte que de plus en plus d'hommes savaient se montrer sincères devant mon objectif."
Préférez-vous être du côté de l'objectif, ou modèle, et en tant que modèle, pouvez-vous donner un avis influent aux photographes ?
"J'aime les deux de façon égale. C'est plutôt par périodes que je fonctionne : tantôt je préfère être devant, tantôt derrière. Et en tant que modèle, c'est vrai que j'adore mettre mon grain de sel dans la scénographie d'une photo. Je crois que c'est mon passé théâtral qui me pousse un peu à cela."
La frontière entre le nu artistique, et parfois une demande de nu plus érotique, voire pornographique, est-elle toujours facile à gérer pour un modèle ?
"La différence est très simple à faire : si au terme d'une séance, vous vous rendez compte que vous avez posé de façon non suggestive, pour ne pas dire intemporelle, vous pouvez considérer alors que vous avez fait du nu strictement académique. Si vous avez eu envie, à un moment ou à un autre, de faire passer la notion de désir au travers de vos photos, c'est que vous avez fait du nu érotique. Et enfin, si vous avez montré ce que Courbet nommait "L'Origine du monde", c'est que vous avez fait de la pornographie. Je ne sais pas si c'est facile ou non à gérer. Cela dépend de ce que l'on veut être, et de ce que l'on veut afficher aux yeux des autres."
Quels conseils donneriez-vous à des débutantes, voire des modèles semi-professionnels ?
"Lisez, et autre chose que des revues de mode. Allez au cinéma, allez au théâtre. Enrichissez votre culture photographique. Soyez simple, naturelle, spontanée. Car en étant simplement jolie, on peut faire deux ans, voire trois, de carrière. Pas plus... Mais en tentant d'être plus que juste mignonne, vous pourrez faire de la photo jusqu'à ce que vos nénés vous arrivent aux genoux !".
Pour quel(le)s photographes aimeriez-vous poser ?
"En février dernier, j'ai vraiment cru que j'allais passer l'arme à gauche, j'ai dressé la liste de ceux et celles avec qui j'aurais dû travailler. En pôle position, j'avais inscrit Nath-Sakura, tandis que sur le podium, figuraient pêle-mêle Bruno Olive, Philippe Bousseau, Cédric Larderet et Emmanuel Poncelet. Aujourd'hui, je pense aussi à Magda, Cécile Quénum, Sappho, Maedusa et Laurent D'Havé."
Quels sont vos projets dans tous vos domaines d'activité ?
"Déjà, finir pianissimo ma convalescence, en ne posant que maximum deux jours par semaine. Pour l'instant, j'arrive à me tenir à cela, mais vu que ça me démange, je ne sais pas si je ne risque pas de replonger dans les affres de l'hyper-activité à moyen terme ! Je viens de reprendre mes portraits d'artistes. Je suis très émue à l'idée de bientôt photographier mon ami d'adolescence, perdu de vue puis miraculeusement retrouvé. Et enfin, je vais tenter de tout mettre en oeuvre pour arriver enfin à mettre en boite l'homme avec qui je vis !".

jeudi 14 mai 2009

Le Cabaret des Filles de Joie au festival "Éros 69"


Fin des années 1960, la société occidentale et la génération de la pilule entraient dans l'ère de la libération sexuelle, et une poussée de fièvre inondait l'art, la musique ou encore le cinéma. Vendredi 15 mai, vendredi 29 mai, mais aussi jusqu'au 6 juin 2009, le festival "Éros 69" revient à sa manière sur cet anniversaire au Forum des Images (Les Halles à Paris), et à la Bellevilloise (rue Boyer, Paris).
Au menu, vendredi 15 mai, au Forum des Images, des concerts et des films, dont le célèbre "Exhibition", de Jean-François Davy, premier documentaire sur le cinéma pornographique français des années 1970. Vendredi 29 mai, à la Bellevilloise, des concerts, massage, Body-painting (peinture corporelle) et autre exposition "Art érotique du XXème siècle" (qui a lieu jusqu'au 6 juin), mais aussi spectacle du Cabaret des Filles de Joie (photo ci-dessus), prendront le relais.
Le Cabaret des Filles de Joie est un show érotique dans la pure tradition du music-hall, spectacle aussi sexy que déjanté mené tambour battant par Juliette Dragon (le site officiel). La troupe est constituée d'artistes complètes : effeuilleuses, danseuses, comédiennes, chanteuses, contortionnistes, etc. Mme Dragon et ses divas du trottoir célèbrent ainsi l'amour et le plaisir à travers un show burlesque, musical et sensuel, dont le succès n'est plus à démontrer. La preuve en images...


Ci-dessous, Juliette Dragon sur TPS Star, en mars dernier...

jeudi 7 mai 2009

Jean-Pierre Ceytaire au Musée de l'Érotisme : la chair sacralisée


À tout seigneur, tout honneur. Ce troisième volet des expos 2009 du Musée de l'Érotisme de Paris est consacré à l'artiste peintre Jean-Pierre Ceytaire, né le 26 mai 1946 à Paris, qui y expose jusqu'au 9 octobre 2009 (lire aussi les deux autres articles ci-dessous). À quelques jours de son 63ème anniversaire, cet amoureux des courbes et des chairs féminines reçoit dans le temple muséographique de l'érotisme parisien, un hommage qui n'est pas pour lui déplaire en ce lieu. Physique de play-boy, oeil emprunt de curiosité, Ceytaire peint l'érotisme avec gourmandise, et un style aussi personnel que particulier, fait de couleurs orgiaques et de lignes que n'auraient pas renié des peintres comme Botticelli ou Modigliani.
Jean-Pierre Ceytaire sait en plus de quoi il parle, ancien masseur kinésithérapeute qui a tout plaqué pour retranscrire à sa manière l'attrait du corps, de sa table de praticien sur son chevalet. Résultat : des toiles qui respirent la sensualité, la volupté, sacralisant la chair dans des rondeurs pulpeuses, aux thèmes souvent provocants, où les regards brillants de désir croisent des corps nus souvent outrageusement ouverts aux plaisirs presque vivants, mais toujours représentés avec un sens certain de l'esthétisme et une poésie érotique envoûtante. Ceytaire le dit lui-même : "Je peins le désir, celui des premiers instants, des premières rencontres. L'émotion avec tous ses risques. L'envie et le refus qui peuvent s'en suivre. Et puis l'heureux dénouement, la douce découverte des creux et des bosses, les surprises, tous les sens en éveil. Et le grand frisson du langoureux baiser pour la mise en branle de la danse des plaisirs...". Outre son expo au Musée de l'Érotisme, son site officiel achève de vous en convaincre au travers d'une oeuvre qui ne peut pas laisser indifférent(e) : c'est LÀ.
Tout commence pour Jean-Pierre Ceytaire par une enfance sur la butte Montmartre, à Paris. Sans doute faut-il chercher là aussi une imprégnation subliminale inconsciente dans ce lieu artistique. Après un parcours difficile au lycée Condorcet, le jeune homme poursuit des études - à moins que ce ne soit l'inverse (dyslexie, mémoire fantaisiste et sélective, etc.), bref : Ceytaire a la tête ailleurs, visiblement. Il obtient malgré tout son diplôme de kinésithérapeute, et découvre la peinture pendant son service militaire. S'il va exercer pendant plus de 15 ans dans le midi de la France, notamment, Jean-Pierre Ceytaire n'en abandonne pas pour autant la peinture, qu'il exerce à ses heures perdues, en autodidacte passionné qui finalement quelque part masse le jour ses "modèles invisibles" en s'imprégnant sans le vouloir vraiment de la géographie anatomique. Et qui retranscrit ses ressentis doublés de ses goûts pour le nu érotique à travers des dessins. Dans ses cartons, Ceytaire amoncelle alors le début d'une oeuvre partagée entre le sacré et le païen, puissante, aussi fascinante que dérangeante parfois, mais toujours magnifiquement belle et surtout unique en son genre représenté.
À partir de 1973, Jean-Pierre Ceytaire, admirateur de Degas, Toulouse-Lautrec, ou Balthus, commence à exposer en France et dans le monde entier. Pour lui, le summum de l'érotisme, c'est "comme lorsque l'on monte l'escalier à la suite de la femme qui vous devance, le désir à venir à saisir. Ou celui que vous avez sous le nez, brûlant et qui vous est refusé." À jamais, Ceytaire sublime alors le corps féminin (et masculin), sur de multiples supports, de la toile au bois, la gravure et les vitraux. L'artiste préfère les courbes aux lignes droites, exacerbe les monts et les vallées, représente des baisers brûlants, des gestes audacieux, et le tout dans une entière harmonie plastique sans véritablement se répéter, à la recherche évidente de la beauté du geste. La danse des corps et du plaisir à la fois.

jeudi 30 avril 2009

Le Musée de l'Érotisme de Paris expose (2) : le Kâma-Sûtra par Jacques Charrier


Jusqu'au 9 octobre 2009, le Musée de l'Érotisme de Paris expose trois thèmes érotiques, dont deux artistes peintres, présentés ici en trois volets. Le premier ci-dessous est consacré à l'exposition "Éros vinyles". Avant de vous présenter la magnifique expo des oeuvres de Jean-Pierre Ceytaire dans le volet prochain, voici un aperçu de celle de Jacques Charrier, intitulée : "Le Kâma-Sûtra" : le paradis perdu ?". Et toujours à la fin des trois articles, un aperçu des collections magnifiques du Musée de l'Érotisme parisien, qui les décline sur sept étages.
Jacques Charrier, vous le connaissez, puisque vous l'avez vu forcément au cinéma et à la télévision. L'artiste a entamé sa carrière dans les années 1950, en étudiant la peinture et la céramique aux Beaux-Arts. Parallèlement, il fait ses classes au Centre d'Art dramatique de Paris, et joue au théâtre, puis au cinéma sous la direction des plus grands réalisateurs (Marcel Carné, Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Gérard Oury, Pierre Kast et bien d'autres). Et fonde finalement sa société de production, avant de se tourner de nouveau vers la peinture dans les années 1980. D'abord colorée et abstraite, très construite, son oeuvre va se dépouiller et laisser la place à une spiritualité graphique pour exprimer les origines de l'histoire de l'humanité, comme sa série de 282 toiles sur le code Hammarubi, dont l'original est conservé au Musée du Louvre, plus célèbre texte juridique de l'Antiquité.
Cette fois, Jacques Charrier expose au Musée de l'Érotisme de Paris, puisée dans l'influence de ses nombreux voyages en Orient ou en Afrique, une illustration personnelle du célèbre Kâma-Sûtra, toujours réalisée avec un esprit proche des civilisations antiques ou primitives, et en expurgeant tout langage plastique superflu : "En dépit de son contenu érotique, c'est un ouvrage qui s'inscrit dans la littérature religieuse de l'Inde. Le Kâma-Sûtra ne s'intéresse à la recherche de la sensation vive et de l'extase physique, que dans la mesure où elles s'inscrivent dans le flux et débouchent sur la connaissance suprême. Aujourd'hui, le sexe n'est trop souvent qu'un échange entre deux égoïsmes. Dans cette relation parfois brutale, dépourvue des délicieux préliminaires qui conduisent au plaisir, j'ai voulu faire entendre une voix, ma voix, celle d'un artiste amoureux de l'Inde éternelle", explique Jacques Charrier, qui poursuit plus loin à son sens : "En illustrant librement le Kâma-Sûtra, j'évoque ce Paradis perdu où le sexe était attentif, délicat, généreux, sérieux comme la passion et aérien comme le plaisir. Alors que l'éducation sexuelle à l'école n'aborde les rapports amoureux que sur le seule mode de fonctionnalité, on se prend à rêver d'une scholastique des plaisirs, d'un apprentissage du désir. Avant de savoir faire l'Amour, se demander pourquoi ? Le Kâma-Sûtra présenté aux jeunes les protégerait un tant soit peu des frustrations, angoisses et déprimes qui les guettent immanquablement à l'adolescence."
Quand au Musée de l'Érotisme, vous pourrez poursuivre votre visite sur sept étages à travers les déclinaisons sacrées, profanes, populaires, ou imagées de l'érotisme. Y compris à travers des artistes contemporains. Car les représentations érotiques sont nées bien avant que la pornographie, dans son sens actuel, s'en empare à partir du 19ème siècle, durant l'époque victorienne. Pour mémoire, les larges fouilles de Pompéi livrèrent une grande part de l'art érotique romain très explicites, mais on trouve des peintures et des gravures dans les grottes du Paléolithique. Avec l'invention de l'imprimerie, les images sexuelles explicites seront diffusées à grande échelle dans le monde occidental, avant l'âge d'or de la photographie, du cinéma, tout en étant éternellement peintes, gravées, sculptées et parfois avec humour encore et toujours comme le balaye le Musée de l'Érotisme (photo ci-dessus, une partie des collections, reproduction interdite).
Autre thème abordé dans ce musée parisien, les maisons closes (photo ci-contre, intérieur, reproduction interdite). L'âge d'or en France fut sans doute sous la IIIème République, avec une part "financière" revenant à l'État et au fisc. Les maisons closes furent fermées en France le 13 avril 1946, à Paris et en province, avec des maisons répondant à toute une structure d'organisation et d'accueil (recrutement, règlement pour les filles et les clients, hébergement, etc.). Parmi les plus célèbres lupanars, où parmi d'autres des spectacles et mises en scène publiques ou privées pouvaient être courantes, on se souvient du "One Two Two" ou "Le Sphinx" (Paris), cabaret bordel où des grands noms se croisent, tant de la littérature, du spectacle, du cinéma, de la politique ou des personnalités, hommes et femmes d'ailleurs. Certains bordels abritent une soixantaine de pensionnaires, et en 1941, "L'Étoile du Kléber" (Paris) était aussi un des lieux favoris de l'occupant allemand. Le Musée de l'Érotisme présente une collection de documents et photos sur les maisons closes unique.

samedi 25 avril 2009

Le Musée de l'Érotisme de Paris expose : les vinyles sont sexy aussi


Le Musée de l'Érotisme de Paris est réputé pour ses collections, sur sept étages, mais aussi pour ses expositions temporaires (cliquez également sur l'image à la fin de l'article pour accéder au Musée de l'Érotisme). Jusqu'au 9 octobre 2009, trois nouvelles expositions aussi originales que belles vous y attendent. L'occasion de vous les présenter en trois articles successifs, ici, à commencer par une expo qui est aussi un livre : "Éros vinyles, l'histoire de l'érotisme à travers 60 ans de vinyles" (Éditions Ereme), co-écrit par Bernard Marcadé, Dominique Dupuis, Cécile Febvre, et Matthieu Flory. Avec ce premier article consacré à ces trois expos, présentation de l'esprit du Musée de l'Érotisme de Paris.
Car Matthieu Flory présente au Musée de l'érotisme parisien (aux côtés de Jean-Pierre Ceytaire - peintre, sculpteur -, et le peintre Jacques Charrier avec le Kâma-Sûtra) sa collection de 120 pochettes de disques 33 tours vinyles, parmi les plus coquines, par genres musicaux et thèmes (danse du ventre, interdit aux moins de 18 ans, gros plan, etc.). Dès la naissance du 33 tours et de la pochette illustrée, vers la fin des années 1940 (comme ci-dessous "La vie parisienne" en illustration), de nombreuses pochettes de disques jouent la carte de l'érotisme et de la sensualité, n'hésitant pas comme pour le film "Emmanuelle", à y mettre une jolie paire de fesses dissimulée en une pomme prolongée en serpent. Une belle image de fruit défendu. "Le sexe fait vendre", reprennent alors en choeur bien des publicitaires et des commerciaux. Alors, comme vous le montrera le livre pour celles et ceux qui ne peuvent visiter l'expo, les pochettes de disques s'enrichissent d'images sans équivoque parfois, selon les sensibilités et les époques.
Le livre présente, lui, près de 400 pochettes, sur une période de la seconde moitié du XXème siècle, avec des femmes aux poses suggestives, des nus de toutes sortes, et même des scènes parfois étranges ou carrément provocatrices. Et si vous croyez que le genre est limité, vous vous trompez. Cela va des premières pin up américaines et des starlettes du rock'n'roll en bas résilles, les créatures en transe musicale, voire l'amour en groupe ou une sensualité magnifiée. Ainsi, qui n'a pas en mémoire, Marilyn Monroe avec ses moues langoureuses, et ses formes pulpeuses, ou encore Brigitte Bardot à cheval sur une moto en cuissardes, sans oublier Jane Birkin à la fleur de l'âge. Et des opéras parisiens aux chanteurs (et chanteuses) de rock, en passant par les musiques de films, bien des créateurs ont alors rivalisé d'imagination voluptueuse ou humoristique, pour érotiser le contenu avec un contenant fait de bas résilles et de jupes à frou-frou, aux nus de David Hamilton pour "Bilitis" ou "Tendres cousines".
Quant au Musée de l'Érotisme de Paris, il vous ravira par ses thèmes et ses supports multiples (photos, peintures, objets, sculptures, estampes, documents et autres oeuvres graphiques). Quatre grands thèmes y sont abordés. De la préhistoire à nos jours, la fécondité et la fertilité ont ainsi été représentées de multiples manières, y compris pour des cérémonies, en objets, masques ou idoles peints, sculptés ou gravés. Une inspiration sacrée et/ou profane finalement reprise, d'une certaine manière, avec l'art érotique populaire licencieux, intitulé communément "Curiosa", et qui se décline là aussi de multiples façons, de la plus osée à la plus drôle. Autre thème : le XXème siècle, qui a libéré le corps et le sexe autant à travers les artistes contemporains plasticiens, que les photographes. Enfin, le musée présente au second étage la collection unique de Romi, écrivain et journaliste, relative à la prostitution en maisons closes (documents rares, photos, et oeuvres graphiques), sur une période de la fin de XIXème siècle à l'année 1946 (fermeture en France de ces établissements). C'est ici, cliquez sur l'image...

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