mercredi 18 novembre 2009

L'érotisme aux couleurs "Nuits Pourpres"


Le site "Nuits Pourpres" se veut un club communautaire de plus pour adultes, dédié à l'érotisme, où son concepteur développe des rubriques à la disposition des membres. On y trouve déjà des forums, une boutique, des sites internet en lien, des groupes par affinités, des galeries de photos privées, publiques, ou des artistes photographes de nus en référencement (photo d'illustration ci-dessus, François Benveniste, son site officiel est ICI. Reproduction interdite). Un début prometteur que Christophe, le fondateur, compte bien enrichir au fil des adhésions gratuites, et des attentes des membres et/ou des visiteurs.
Christophe, comment définissez-vous l'esprit du site "Nuits Pourpres", et pourquoi l'avoir créé ?
"Nuit Pourpres est un club où se retrouvent des habitué(e)s qui partagent la même passion et vision de l'érotisme, c'est à dire à la fois, riche, surprenante, mais pas vulgaire. Je l'ai créé pour centraliser des infos érotiques et l'expression des blogueuses et des blogueurs. Un site qui soit relativement déconnecté des grosses machines marketing."
Comment vous démarquez-vous d'autres sites érotiques similaires, à la fois communautaire, informatif, et commercial avec sa boutique ?
"La démarcation vient surtout du fait que je suis seul pour le faire vivre, du coup je fais un peu ce que je veux. Au fils de mes rencontres et des idées que l'on me fournit, j'ajoute des fonctionnalités ou j'en modifie, j'en suis déjà à la troisième version ! Evidemment, c'est dur de rivaliser avec de gros sites ! Je ne suis qu'un amateur qui l'enrichit à ses heures perdues et avec les moyens du bord ! Je flâne aussi sur les blogs, et je mets en avant ceux que j'aime bien dans ma vitrine érotique ! J'aimerais qu'un jour quelques amateurs viennent me donner un coup de main pour faire encore mieux."
Nuits Pourpres a-t-il un accès gratuit (CLIQUEZ sur l'image ci-dessous pour accéder au site Nuits Pourpres) ?
"Nuits Pourpres est 100 % gratuit. Pour y adhérer, il suffit de créer son compte, puis de l'activer par e-mail, c'est simple, rapide et permet aux autres membres de se lier avec vous (amis), de créer des albums photos privées ou publics, de créer ou adhérer à des groupes, de participer aux forums, etc."
Cliquez sur l'image pour accéder à Nuits Pourpres
La participation des internautes est-elle à la hauteur de vos espérances ?
"Oui et non ! Oui, car je fus très enthousiaste qaund les premiers visiteurs sont apparus. Et non, car même s'il y a des visiteurs, il n'y a qu'un petit noyau dur qui participe aux forums, partage des photos ou me donne des infos. Je pensais qu'il serait simple de mobiliser une petite communauté si on lui donne quelques outils, mais c'est archi-faux, pour capter des visiteurs et les fidéliser, c'est finalement très difficile. Je pense qu'il faut que Nuits Pourpres s'enrichisse encore, notamment pour stimuler les débats, et je vais intensifier le référencement dans les annuaires."
Avez-vous des projets de nouvelles rubriques ou de transformations de votre site ?
"Tous les jours ! Hélas, je manque de temps (j'ai à la fois une vie professionnelle et une vie de famille), de ressources techniques (l'informatique n'est pas si simple), et de moyens financiers (je dois quelquefois abandonner des idées trop coûteuses), mais je ne m'en plains pas, car je prends plaisir à le construire et je continue."
Vous avez créé dans votre rubrique "Liens internet" sur Nuits Pourpres, et sa sélection de sites dédiés à l'érotisme, la catégorie "Blogs d'exception" pour référencer en premier le très beau site d'Armandie papillonne. Une catégorie justifiée si l'on sait que le référencement des sites et blogs adultes, la plupart du temps, ne fait pas toujours la différence entre les blogs de qualité, et ceux frisant parfois le mauvais goût ?
"Exact, il y a des blogs qui sont vraiment au-dessus des autres, dans la recherche esthétique, dans la profondeur des textes, ces blogs méritent vraiment d'être mis en avant. J'ai d'ailleurs commencé à rajouter d'autres blogs comme Tendre Bulle ou Chocolat Cannelle à cette rubrique. Il faudrait même que je les mette franchement en avant dans une rubrique "Blog du mois", tiens merci pour l'idée !".
L'univers sensuel et raffiné d'Armandie vient d'inspirer au site Nuits Pourpres la création de la catégorie "Blogs d'exception", premier site à ainsi y être référencé, et juste reconnaissance pour la qualité de son contenu dédié à l'érotisme et à l'amour de l'art (CLIQUEZ sur la photo d'Armandie, ci-dessous, pour accéder à son site. Reproduction interdite).
Cliquez sur l'image pour accéder au site d'Armandie papillonne

jeudi 12 novembre 2009

L'effeuilleuse Dita Von Teese se livre de A à Z

Si je vous dis strip-tease, glamour, vintage, corset, porte-jarretelles et élégance, vous pensez à qui ? Gagné ! L'effeuilleuse Dita Von Teese fait actuellement la "Une" de l'actualité livresque avec la sortie d'un coffret de trois livres de photographies : "Dita, Striptease" (Éditions HarperEntertainment), illustrés par le photographe Sheryl Nields. Un très beau coffret élégamment décoré à l'image de la stripteaseuse, qui retrace à travers des clichés choisis pour refléter la beauté de la diva, trois de ses spectacles phares. Il s'agit de son fameux show tournant autour d'un déshabillage raffiné qui culmine dans un verre à Martini ; mais aussi le spectacle se déroulant à l'intérieur d'une cagé dorée victorienne, et un joli strip-tease où elle apparaît en lingerie vintage, avec un chapeau voilé, bas couture et talons aiguilles...
Ce coffret "Dita, Striptease" est en vente à peu près au même moment où Dita Von Teese dévoile sa seconde collection de lingerie chez Wonderbra : "Party Edition"...
Enfin Dita Von Teese, dont le charme et la coquetterie ne sont plus à louer, vient aussi de livrer un scoop sur son "twitter" perso (c'est ICI). L'icône de la beauté glamour annonce à ses fans qu'elle publiera en 2010 ses secrets de charme dans un livre, un thème que la belle brune maîtrise jusqu'au bout des ongles... Dita croit-on y lire ne dédaigne pas le fond de teint L'Oréal, des rouges à lèvres Dior ou Guerlain, et autres secrets et astuces que la belle Américaine détaillera par le menu...
En attendant, voici la bande-annonce du coffret "Dita, Striptease"...

Et en bonus ci-dessous, un joli effeuillage que Dita avait réalisé avec autant d'imagination coquine que de raffinement pour le site de lingerie "Agent Provocateur", un spectacle de strip-tease délicieux en soi (mais sans fond musical, la musique du clip étant protégée)...

Pour terminer, voici la vidéo officielle de présentation de sa ligne de sous-vêtements "Party Edition", inspirée des parures de la première collection chez Wonderbra, mais agrémentée de tulle, sequins pailletés, satin et couleurs...

dimanche 1 novembre 2009

Coup de coeur : "Chansons pour elle"...


Je souhaite à toute personne de (re)découvrir "Chansons pour elle, et autres poèmes érotiques", de Paul Verlaine, dans les conditions qui furent miennes : un moment intense et exaltant ! C'est mon coup de coeur du jour, un livre qui m'a fait apparaître un Verlaine presque inconnu, composé de trois courts recueils à l'érotisme intense et charnel : Parallèlement, Chair, et Chansons pour Elle... Ce livre fut écrit par Verlaine pour exorciser ses amours passionnés avec Arthur Rimbaud, et il se délecte là de poésie ennivrante, colorée, palpitante, audacieuse, jouissive, car le poète va plus loin... Tout y passe : du bordel aux plaisirs lesbiens, en passant par des ébats sensuels, et des plaisirs de la vie vécus comme des vices.
Voici deux poèmes pour nous (re)mettre l'eau à la bouche, Ô infinis plaisirs de la poésie inspirée, entrecoupés d'une vidéo de circonstance, comme une autre "Chansons pour Elle", sur fond d'"Histoire d'Ô" (si la musique de cette vidéo se télescope avec celle en fond de site, cette dernière peut se fermer provisoirement pendant la lecture, en suivant les instructions du lecteur Deezer)...
Poème XIII
Es-tu brune ou blonde ?
Sont-ils noirs ou bleus,
Tes yeux ?
Je n'en sais rien mais j'aime leur clarté profonde,
Mais j'adore le désordre de tes cheveux.
Es-tu douce ou dure ?
Est-il sensible ou moqueur,
Ton coeur ?
Je n'en sais rien mais je rends grâce à la nature
D'avoir fait de ton coeur mon maître et mon vainqueur.
Fidèle, infidèle ?
Qu'est-ce que ça fait,
Au fait
Puisque toujours dispose à couronner mon zèle
Ta beauté sert de gage à mon plus cher souhait.
Poème XIV
Je ne t'aime pas en toilette
Et je déteste la voilette,
Qui m'obscurcit tes yeux, mes cieux
Et j'abomine la "tournure"
Parodie et caricature,
De tels tiens appas somptueux.
Je suis hostile à toute robe
Qui plus ou moins cache et dérobe
Ces charmes, au fond les meilleurs :
Ta gorge, mon plus cher délice,
Tes épaules et la malice
De tes mollets ensorceleurs.
Fi d'une femme trop bien mise !
Je te veux, ma belle, en chemise,
- Voile aimable, obstacle badin,
Nappe d'autel pour l'alme messe,
Drapeau mignard vaincu sans cesse
Matin et soir, soir et matin.

vendredi 23 octobre 2009

Juliette Dragon met l'effeuillage burlesque en scène


Surfant allègrement sur la mode du spectacle d'effeuillage dit "burlesque", le striptease se met désormais en scène. Grâce au succès populaire des spectacles de Dita Von Teese, l'effeuillage burlesque détourne et renouvelle les codes érotiques avec des tableaux aussi audacieux que sensuels, et dont l'une de ses célèbres prêtresses françaises, et sa troupe, ont fait aussi un art : Juliette Dragon et le Cabaret des Filles de Joie (ci-contre et ci-dessous, Juliette Dragon seule, photo Gilles Rammant). Juliette et ses amies étaient notamment au programme du premier "Paris Burlesque festival" (détail et programme complet sur le site officiel, c'est ICI), où une floppée d'artistes internationales décline l'effeuillage burlesque sur tous les tons, de numéros voluptueux et endiablés hauts en couleur, au peep-show brûlant.
Le burlesque, c'est l'art de s'effeuiller dans la grande tradition des cabarets des Années folles, et autres premières stripteaseuses enflammant Pigalle à la fin du XIXème siècle, des femmes aujourd'hui inspirées pour réveiller dans des shows décapants les canons du genre. Attention, aucune vulgarité dans ces spectacles-là, mais une mise en scène aussi humoristique que raffinée, mêlant effeuillage sexy et arts du cirque, et ranimant avec glamour l'esprit de cabaret et des pin-up de l'Après-guerre...
Juliette Dragon a même fondé l'École des Filles de Joie, en 2008, et le Collectif Surprise Party, en 2003 (le site officiel, c'est LÁ), où chaque femme qui en ressent le besoin peut s'initier à toutes les facettes de l'art de l'effeuillage burlesque. Mais aussi au french cancan, au théâtre ou l'art du maquillage de circonstance, talons aiguilles, bas, paillettes et corsets colorés à l'appui ! Juliette Dragon, artiste pluridisciplinaire depuis 1993, anime donc cette troupe féminine d'artistes de cabaret burlesque moderne, dans tous les domaines des arts. Juliette ne cache pas en prolongement mettre ainsi en valeur les différentes facettes de l'éternel féminin qui sommeille dans toutes les femmes, et de leur pouvoir de séduction, tout en restant elles-même et en développant la spontanéité naturelle qui fait aussi leurs charmes.
Ci-dessous, interview explicite de Juliette Dragon, exemples à l'appui, suivi d'un autre extrait de spectacle.



Et ci-dessous, un avant-goût du "Paris Burlesque Festival"...

samedi 3 octobre 2009

Coup de coeur : Armandie tout en poésie érotique...


Les sites Internet dédiés à la poésie érotique ne sont pas légion, d'autant plus que son expression garde encore de nos jours, parfois, un parfum teinté de soufre. Le site "Poésie érotique et autres amusements" est l'un des rares espaces sur la toile structuré par thème pour mieux guider le visiteur vers ses recherches et/ou sa découverte. Sa particularité est de rassembler, et de réactualiser, non seulement une anthologie de poèmes sur l'amour et l'érotisme de l'Antiquité à nos jours, mais de permettre aussi à des amateurs éclairés et des auteur(e)s contemporains de publier leurs compositions poétiques.
Armandie fait désormais partie des auteur(e)s de "Poésie érotique et autres amusements", où elle publie régulièrement des poésies et haïkus, dont j'aime beaucoup la profondeur imaginative et la fluidité. Ses vers y sont composés avec la même inspiration imagée que les articles de son jardin érotique raffiné : "Armandie papillonne". Dans son univers personnel, ses textes tout aussi colorés accompagnent ses voluptueuses photos de charme, artistiquement mises en scène, comme celles qui illustrent cet article (reproduction interdite).
Pour accéder à l'espace personnel d'Armandie sur "Poésie érotique et autres amusements", cliquez ci-dessous sur cette photo intitulée "Impudique".
Cliquez ici pour accéder à l'espace d'Armandie sur Poésie érotique et autres amusements
Parmi les premières poésies d'Armandie
que vous découvrirez sur "Poésie érotique et autres amusements", sa récente composition, "Nocturne impudique", est une fois de plus le reflet d'une inspiration inventive et imagée, dans la lignée des poètesses au style impressionniste, et surréaliste cher à André Breton. Celui-ci disait : "Les mots, enfin, font l'amour." La formule du poète surréaliste va bien aussi aux compositions littéraires d'Armandie, dont les écrits limpides comme le cristal se mélangent avec intensité dans une véritable étreinte. "Nocturne impudique" le montre dès les premiers vers : "Le nu est une douceur qui s'offre, Comme l'étoile se donne au firmament. La peau s'éclaire quand disparait l'étoffe, Au clair de lune du regard de l'amant. (...)".
Dans son tout dernier poème, "Corps absorbé par la nuit", Armandie fait également appel tout autant à la rime qu'à l'allégorie et au symbolisme osés, voire audacieux, mais toujours recherchés et justes. J'aime énormément dans ce texte illustrant aussi un article à la vision lunaire sur son site, la richesse volubile et allégorique des mots, qui rattachent les émotions corporelles de l'auteure à des images célestes, tel un rêve syncopé. Un texte que le regretté Alain Bashung, adepte de l'allégorie poétique, n'aurait pas renié à sa lecture. La phrase d'un autre poète connu, François d'Alayrac, illustre d'ailleurs parfaitement le style talentueux d'Armandie et ses inspirations parfois fulgurantes : "La poésie a tous les droits et en particulier celui de triturer, malaxer, casser, concasser le langage usuel pour construire le sien propre. Tout comme deux êtres qui s'aiment et qui se désirent n'ont d'autres lois que la liberté et la spontanéité des jeux de l'amour.", résume François d'Alayrac.
Cette liberté littéraire, mais toujours spirituellement surveillée, Armandie la distille avec la même passion communicative sur "Poésie érotique et autres amusements", qu'au travers de son séduisant univers érotique (cliquez sur la photo ci-dessous, intitulée "Rose des sables", pour accéder à son site). Dans ce jardin des délices, la jolie poètesse n'hésite pas à bousculer encore les canons de l'écriture, avec douceur et rythme mesurés, pour mieux provoquer l'émotion et l'imagerie intérieure chez ses fidèles. Armandie habille alors ses images aux poses naturelles et sensuelles de mots choisis pour s'allier allègrement dans un véritable ballet érotique, toujours orchestré avec une délicatesse recherchée, et en harmonie avec le contenu rigoureux de son site. Je vous recommande de musarder alors dans ses alcôves veloutées, et notamment dans ses archives, où ses articles se succèdent avec une inventivité visuelle et littéraire permanente. Pour y révéler en beauté sa fidèlité instinctive au leitmotiv d'Anaïs Nin : "L'érotisme est l'une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie."
Cliquez ici pour accéder au site d'Armandie papillonne

lundi 21 septembre 2009

Coup de coeur : "Le jardin parfumé", livre de l'amour et du plaisir


J'ai été tagué par Armandie sur mes habitudes et goûts livresques, mais avant de m'y livrer avec joie,
je ne résiste pas d'abord au plaisir de présenter un véritable coup de coeur : "Le jardin parfumé. Manuel d'érotologie arabe du Cheikh Nefzaoui" (Éditions Picquier poche), traduit par le baron R*** et présenté par Mohamed Lasly. Ce livre, offert par la femme qui m'est chère, est pour moi en plus une découverte érotique sans doute encore plus puissante à la lecture que le Kâma Sûtra. Illustré de calligraphies arabes, gravures anciennes (comme ci-dessous) et dessins, "Le jardin parfumé", manuel érotique, puise sa force dans son écriture et la description d'innombrables postures, avec un style voluptueux et explicite qui allie les contes charnels en exemples, et les multiples manières pour un homme et une femme d'arriver à la jouissance. Classification des plaisirs et multitudes de raffinements pour y goûter, préceptes d'hygiène, recettes aphrodisiaques, de baumes ou de parfums : l'auteur ne laisse rien au hasard pour titiller l'imagination du lecteur, et sur un ton léger et sensuel, pour vous livrer les secrets et les chemins du plaisir. Ce livre est un régal, et une recette aphrodisiaque en lui-même...
"Le jardin parfumé, c'est le paradis et le paradis, c'est le corps des femmes." J'aime beaucoup cette phrase du livre, car si le charme féminin et ses trésors charnels devaient se résumer en peu de mots, cette phrase aussi poétique qu'élogieuse le traduit merveilleusement. Le livre présente toujours la femme comme l'avenir de l'homme, dans une dimension érotique et spirituelle évidente, ode à la fois à la séduction féminine et à sa complémentarité essentielle pour l'homme : "Les femmes valent mieux que les hommes. Elles leur sont supérieures en tout et surtout dans l'art de jouir et de réfléchir." J'adore aussi ce passage, parce qu'il est quelque part encore le reflet de ma pensée dans la réalité, et c'est assez rare de parler en exergue de la condition féminine dans un ouvrage érotique, pour le souligner, ouvrage qui avait séduit entre autres Guy de Maupassant, déjà, et dont le contenu est toujours érotiquement divertissant, mais jamais pornographique au sens vulgaire du terme.
Extrait du "Jardin parfumé" : "Je voyais, en effet, ses lèvres trembler, ses yeux devenir humides. Un tremblement général la saisit, et, son visage changeant de couleur, elle se coucha sur le dos, en découvrant ses cuisses dont la blancheur éclatante faisait ressembler sa chair à du cristal teinté d'incarnat. J'examinai alors sa vulve formant une blanche coupole dont le centre était pourpre ; elle était douce et charmante. Je la voyais s'ouvrir comme celle de la jument en chaleur à l'approche de l'étalon. Elle saisit à ce moment mon membre et se mit à l'embrasser en disant : "Par la religion de mon père ! Il faut qu'il pénètre dans ma vulve !".
Ce jardin parfumé, c'est à la fois un jardin d'Éden coquin, un jardin des délices, une invitation dans le harem d'un palais des Mille et Une Nuits, une curiosité gourmande à déguster sans modération, dont la recette littéraire olfactive et goûteuse ne peut que vous donner envie d'en (re)découvrir à votre tour les plats érotiques et amoureux !
- Armandie, jolie fée d'un autre jardin érotique (c'est ICI), m'a tagué, et passé la plume pour que je réponde à quelques questions autour du livre et de la lecture, ce que je fais avec grand plaisir car j'adore aussi le monde du livre.
Plutôt corné ou marque-page ?
"Sans hésiter marque-page, car il ne me viendrait pas à l'idée comme beaucoup d'abimer la page d'un livre. Les plus beaux marque-pages que j'ai trouvé sont de petites cartes calligraphiées par la femme qui m'est chère, où elle m'exprime intimement ses ressentis."
As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
"Oui, je reçois régulièrement des livres en cadeau, et plus particulièrement à l'occasion de fêtes marquées en famille. Elle aussi m'offre des livres, comme "Le jardin parfumé", des livres toujours choisis avec goût."
Lis-tu dans ton bain ?
"Chez moi je prends des douches (sourire). Mais je ne lis pas dans un bain, lieu privilégié aussi à d'autres plaisirs."
As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
"J'ai déjà participé à un ouvrage collectif sur l'Histoire de France. J'en rédige actuellement un autre, seul cette fois, sur la Résistance française, et j'ai en projet un livre sur l'histoire d'une rencontre amoureuse passionnée sur lequel je travaille parallèlement."
Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
"Je n'aime pas vraiment, en général, mais je comprends que c'est tentant pour des sagas comme "Harry Potter", que je n'ai pas lu, mais que mon plus jeune fils possède, ou alors je le conçois pour des sagas importantes phares, comme "Des grives aux loups" et sa suite de Claude Michelet. Pour moi, une série doit se justifier et s'enchaîner avec le souvenir précis du tome précédant en découvrant le suivant."
As-tu un livre culte ?
"J'oserais presque dire que j'en ai beaucoup : "Le Petit Prince" ou "Pilote de guerre" de Saint-Exupéry ; "La dernière harde", de Maurice Genevoix ; "Colline" de Jean Giono ; "Justine" de Sade ; "La Ferme africaine - Souvenirs d'Afrique" de Karen Blixen, talentueuse conteuse ; j'aime bien Pagnol, Oscar Wilde, les poèmes de Victor Hugo, Baudelaire, Verlaine, etc."
Rencontrer ou non l'auteur(e) d'un livre ?
"Là, je suis plutôt un chanceux, parce que ma profession m'en fait rencontrer beaucoup, certain(e)s sont même devenu(e)s des relations amicales, et j'aime alors partager à l'occasion avec ces personnes, entre autres conversations, la genèse de leurs livres, en dehors de découvrir des personnalités souvent simples et attachantes. Les auteur(e)s adorent souvent partager avec le public."
Aimes-tu parler de tes lectures ?
"J'adore partager autour d'un livre, un peu dans l'esprit "d'Apostrophes" de Bernard Pivot (sourire) si l'on est plusieurs, ou alors avec une personne que j'aime et avec qui j'ai des goûts livresques communs, ou pas d'ailleurs pour s'enrichir mutuellement."
Comment choisis-tu tes livres ?
"La curiosité me guide, j'aime musarder dans une librairie ou chez un bouquiniste, feuilleter et toucher les livres ; les émissions de radios ou de télés aussi attisent ma curiosité."
Aimes-tu relire ?
"Oui, si j'ai adoré un livre, je peux le relire immédiatement, ou plus tard selon l'intensité du moment."
Une lecture inavouable ?
"Aucune à priori. Je déteste la censure injustifiée, aucune lecture ne me gêne alors si elle correspond à mes goûts, y compris érotique, bien au contraire, je peux m'y enrichir pour les choses de la vie ensuite."
Des endroits préférés pour lire ?
"Pas vraiment à priori si j'ai du temps, cela peut être dans mon lit, en me détendant à l'extérieur, dans ma voiture en attendant, ou même quelques minutes dans la journée."
Un livre idéal serait pour toi ?
"Aucun livre idéal, je suis ouvert à toutes lectures au départ, avec des préférences de sujets évidemment, après je peux me faire une idée personnelle de l'importance d'un ouvrage dans le temps."
Lire ou manger ?
"Déjà, seul, je ne peux pas faire les deux ensemble, même pour lire une simple revue. Et si je suis accompagné à table, je partage alors le repas et la conversation avec la (les) personne(s)."
Lecture en silence, en musique, peu importe ?
"Plutôt en silence, car j'adore écouter de la musique sans rien faire, sauf en conduisant, parfois en écrivant."
Le livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu'au bout ?
"Non, je peux refaire un second essai à un autre moment, mais s'il m'ennuie vraiment, je laisse tomber."
L'auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
"Il y a plein d'auteur(e)s que je n'ai pas lu, et plein que je ne lirai jamais tellement le monde du livre est riche, et restera riche car le livre est et restera irremplaçable."
Ton livre de chevet, tout de suite ?
"Le jardin parfumé, dont je parle plus haut, un vrai coup de coeur partagé, mais je garde à portée de mains : "Chansons pour elle, et autres poésies érotiques" de Verlaine, et je devrais enchaîner avec "Les Belles Endormies", de Yasunari Kawabata."

mercredi 16 septembre 2009

Série artistique : Christophe Mourthé, photographe de Dita Von Teese


Christophe Mourthé est l'un des photographes officiels de Dita Von Teese, qui vient de faire un tabac au Casino de Paris, et qui lance une nouvelle ligne de lingerie fine avec Wonderbra (Dita et Wonderbra, c'est ICI).
Christophe Mourthé, né le 29 avril 1959, a débuté comme photographe de théâtre et de music hall à l'âge de 19 ans, trouvant son inspiration dans le monde du cinéma chez Zeffirelli, Peter Stein, Giorgio Strehler, Dario Fo, Peter Brook, Federico Fellini. Dans la société mutante des années 1980, Mourthé s'affirme en précurseur de l'école des "fétichistes", créant un style à part entière, annonciateur d'une tendance de la mode, puis de la haute couture. Ses photos s'inspirent du vent de liberté des années 1970 et des nouvelles manières d'alors de vivre l'amour. Christophe Mourthé appartient aussi à la génération du dancing parisien "Le Palace", tout comme Thierry Mugler, Jean-Paul Gaultier, Chantal Thomas, Nina Hagen, Blondie, Thierry Ardisson, Houellebecq ou Louboutin... "Comment sort-on indemne de tant d'influences et tant d'extravagances ? Ceux qui ont vécu le Palace ont fait de leur vie une oeuvre d'art.", dit Christophe Mourthé (son site officiel est LÀ, et ICI - Art Photography, mais aussi son blog LÀ), dont l'imagerie érotique en est l'un des résultats les plus spectaculaires, et qui a collaboré pour les plus grands magazines (PlayBoy, Penthouse, New Look, Lui, Vogue, Max...) et agences de presse, la mode ou la publicité. Le photographe est l'auteur d'une série de portraits singuliers et très "authentiques" : Mylène Farmer, Nougaro, César, Jean Marais, Arielle Dombasle en statue de la Liberté, Jean-Marie Bigard en "Penseur" de Rodin, Madame Claude, etc. Mais il aussi révélé d'autres starlettes comme Julia Channel, Thallia, Clara Morgane, Mélanie Coste, Katsuni, LouLady, et surtout en 1999, Zdenka Novotna. La célèbre effeuilleuse Dita Von Teese, tout comme Zdenka, devient très vite l'alter ego de Christophe Mourthé. Leurs images deviendront cultissimes, comme celles qui illustrent cet article (photos de Dita Von Teese, et la dernière de Zdenka, cliquez sur les photos pour les agrandir, reproduction strictement interdite). Interview exclusive d'un photographe qui touche aussi à la réalisation, ami de la belle Dita depuis 1988.
Christophe Mourthé, vous êtes l'un des photographes attitrés de Dita Von Teese, comment votre collaboration a-t-elle débuté ?
"En 1998, j'ai reçu un fax d'une américaine du nom de Dita, totalement inconnue ou presque. Peu publiée en Europe, elle souhaitait venir chez moi car mon style particulier lui plaisait et ma notoriété sur le Vieux Continent pouvait l'aider. Nous avons fait deux jours de séances en septembre 1998 et notre feeling fut fantastique. Je la photographiais différemment dans mon pur style. Elle reprochait à certains photographes de la shooter d'une manière banale et sans créativité. Elle revint quelques mois plus tard, dormant au studio (car elle avait peu de moyen à cette époque !) et on refit d'autres photos. On décida d'en faire deux ou trois fois par an. Je me mis à la publier, difficilement au début, mais avec mon nom, les portes s'ouvraient, et la couverture médiatique commençait à paraître. Elle devenait la nouvelle égérie de Christophe Mourthé après les Mylène Farmer, Arielle Dombasle, Marlène, Julia Channel, Katsuni, Thallia ou Clara Morgane."
Dita Von Teese est-elle un modèle "facile" ?
"Nous avons réellement un sentiment commun sur la beauté de la femme, et le fantasme qu'a pu générer nos photos, donc oui, c'est un modèle facile, mais pour faire apparaître la classe et le glamour dans tous ses états, il faut être deux, nous nous étions trouvés."
Comment expliquez-vous, en tant que professionnel de l'image, le succès que Dita von Teese rencontre avec ses shows ?
"Elle a tout simplement remis au goût du jour ce que faisait Bettie Page dans les années 1950. Elle s'est engouffrée avec intelligence et classe dans une brèche ouverte, le fétichisme des années 1990. Comme j'étais un photographe leader de ce mouvement, elle m'a contacté, et nous avons obtenu le succès de notre collaboration."
À quand remonte vos plus récentes séries de photos, et avez-vous d'autres projets avec Dita ?
"Je l'ai tourné au Crazy Horse lors de son dernier passage. Il faut savoir que je suis aussi un peu à l'origine de cette performance. Avec un ami, nous avons multiplié les rencontres avec le Crazy Horse à l'époque où Sophie Bernardin en était encore la propriétaire. Celle-ci n'avait pas percuté. Faire monter Dita sur Scène ne lui paraissait pas un événement. Nous avons rencontré les successeurs qui ont bien compris l'opportunité. Ils n'ont pas laissé passer cette chance qui a servi Arielle Dombasle indirectement aussi. Le livre "Le coffret Dita Von Teese, l'art du Glamour" (Hugo et Compagnie), contient un DVD que j'ai réalisé."
Christophe Mourthé, comment définissez-vous votre métier de photographe éclectique, et fidèle de nombreuses stars ?
"Je pourrais être l'héritier parfait de Newton et de Bourdin d'après ce que l'on dit de mon travail. Un mixte des deux personnalités. C'est un honneur pour moi. J'avais rencontré le premier lors d'un vernissage. Il m'avait pris par l'épaule gentiment et m'avait dit : "J'aime votre façon d'aimer les femmes, continuez..." Certaines stars comme Mylène Farmer, Sheila, Arielle Dombasle, Michèle Torr ou Lio m'ont confié leurs âmes sans crainte d'être trahies. C'est aussi ce qu'on fait Dita Von Teese et Zdenka depuis presque 10 ans."
Vous travaillez pour les plus grands magazines masculins ou de modes, qu'est-ce qui vous inspire chez la femme en photos ?
"La femme est multiple et complexe. Chacune est différente et c'est ce que j'aime en elles. Elles sont fragiles ou cruelles, aventurières ou effacées, belles ou troublantes, elles sont tout et rien et j'aime les découvrir. À chaque fois qu'une femme vient me voir, elle n'est pas comme la précédente, et elle vient tout me donner. C'est juste du bonheur intense à chaque rencontre."
On dit de vous encore que vous appartenez à la génération Palace, la célèbre boite de nuit parisienne, et que vous êtes précurseur de la photo "fetish" ?
"Oui j'ai vécu les dernières libertés érotiques nocturnes après le triomphe de la pilule et avant l'arrivée du sida. De 1978 à 1983, il y a cinq années majeures qui ont influencé des créateurs comme Louboutin, Gaultier, Pierre et Gilles, quelques autres et moi. Nous pouvions tout vivre et préparer notre art pour le futur. Le créateur du Palace, Fabrice Emaer, nous a offert cette chance avant de mourir en juin 1983. Cela a été essentiel pour nous tous et cela se sent dans notre oeuvre aujourd'hui."
Réalisateur vous-même, vous êtes très influencé dans vos clichés par le cinéma ?
"J'ai débuté en 1979 et j'ai photographié les plus grands metteurs en scène comme Dario Fo, Fellini, et des comédiens comme Jean Marais, Jean-Louis Barrault, etc. Mais aussi de nombreuses pièces de théâtre, où j'ai appris la lumière et les placements. Mon père était réalisateur... Mes références vont de Barry Lindon, au Casanova de Fellini ou celui de Comencini ; le cinéma d'Alfred Hitchcock et ses héroïnes ; les lumières d'Henri Alekan, le plus grand chef opérateur du cinéma français ; le Napoléon d'Abel Gance, Sergio Leone, ou le théâtre italien comme la Commedia dell'arte."
Quels sont vos projets dans tous les domaines ?
"En 2010, mes 30 ans de photos, une exposition Dita Von Teese, et la sortie de ma biographie : "La Femme est un Art"."
Avez-vous vu Dita Von Teese au Casino de Paris ?
"Oui, je fais partie de ses amis. C'est un devoir."

dimanche 13 septembre 2009

Le photographe Willy Ronis est mort


Le monde de la photographie vient de perdre une figure, un géant humaniste de l'image : Willy Ronis est mort dans la nuit de vendredi à samedi, à l'âge de 99 ans, a-t-on appris d'une source proche du photographe. J'avais eu le privilège d'annoncer sur ce site, le 9 mars 2009, dans un article à quatre mains avec Armandie, la sortie du dernier livre de Willy Ronis, commenté par Philippe Sollers, romancier et essayiste (les deux hommes ci-contre à cette occasion) : "Nues" (Éditions terrebleue), un ouvrage d'art de 59 photos, véritable ode en noir et blanc à la beauté féminine (c'est ICI).
Comment ne pas poursuivre l'hommage que nous lui offrons ici, aujourd'hui, en rappelant la rareté artistique autant qu'érotique de "Nues", un livre qui résume à lui seul, à la fois le talent inné de Willy Ronis pour la photographie, et tout l'art de savoir immortaliser le nu féminin. Une phrase de Sollers dans ce livre cher à mon coeur, pour bien des raisons, résume bien le regard poétique de Ronis sur le corps féminin : "Les femmes de Ronis sont belles parce qu'il les laisse être, il les aime pour ce qu'elle sont (...)". Dans "Nues", M. Ronis avait offert au public son jardin poétique secret, ses nus célèbres et rares sur 60 ans de carrière, des photos de femmes restées confidentielles, et prises sur le vif comme son épouse se lavant nue à un lavabo dans l'intimité d'une pièce aride. Sous l'oeil de Ronis, le corps féminin devient lui-même, à chaque fois, une oeuvre d'art saisie dans un environnement intime particulier, comme ci-dessus "Mouche", immortalisée dans l'Oise en 1946, un condensé de beauté parmi d'autres...
Écoutons Willy Ronis parler de lui-même, lui qui résumait son travail en disant : "J'essayais juste de surprendre le temps.", interviewé ci-dessous en mai dernier par le site "Mediapart".


Mais il serait réducteur de ne voir dans l'oeuvre immense de Willy Ronis que ses nus féminins sublimes. Né en 1910 à Paris, ce "photographe de l'humain", l'un des représentants de l'école dite "humaniste", avec des contemporains comme Henri Cartier-Bresson ou Robert Doisneau, s'est rendu célèbre aussi en fixant d'une manière unique les petites gens de l'après-guerre en France. Cet homme engagé a d'ailleurs eu la générosité de léguer toute son oeuvre, en 1983, à l'État français, qui lui rend d'ailleurs un hommage unanime. Dans les années 1950, quand Willy Ronis ne travaillait pas à son jardin secret des nus féminins, le photographe fixait des moments uniques sous des traits souriants ou émouvants : couples d'amoureux, comme ceux qui s'embrassent au sommet de la colonne de la Bastille, petits métiers, enfants farceurs, ou gamins courant avec une baguette de pain plus grande que lui, ou caressant un chat sur une fenêtre...
Photos du quotidien simple, ou de la peintre Marie-Anne Lansiaux (1910-1991), sa femme, dans le "Nu provençal" pris à Gordes en 1949, son oeuvre devient une immense galerie de personnages et de scènes de la vie, d'une spontanéité et d'un naturel époustouflant. Willy Ronis avait quitté l'agence Rapho, en 1955, pour se tourner aussi vers la photo de mode et la publicité. Salué par une rétrospective au festival d'Arles, cette année, il avait photographié Paris et ses habitants comme personne, Paris où il enseignait dans les années 1960, ainsi qu'en Provence, avant de recevoir notamment une pluie de récompenses et de titres dans les années 1970. Il avait abandonné son appareil en 2001, mais son oeuvre restera éternelle...

jeudi 27 août 2009

Quand le corps sait tout l'attrait du corset...


Savez-vous que le corset redevient de plus en plus à la mode, avec un autre objectif que de compresser outrageusement la taille des femmes comme autrefois ? Cette parure extrêmement féminine au pouvoir érotique infini se décline aujourd'hui de bien multiples façons pour mettre en valeur la beauté féminine, y compris l'image raffinée des stars. Mais, en même temps, le corset peut perdre le parfum de son âme érotique séduisante (qui demeure pour les femmes qui savent le porter et en user), au profit d'une mise en scène vestimentaire, comme dans le monde du spectacle, parfois éloignée de sa nouvelle destination érotique.
L'idée m'est venue de rendre ainsi un hommage au corset, véritable objet de séduction, en recevant le lien d'un site Internet qui présente des actrices ou modèles célèbres parées de corsets des plus traditionnels aux plus baroques. Scarlett Johansson, superbe dans son corset blanc, Monica Bellucci, Katy Perry, Angelina Jolie, ou Salma Hayek l'ont adopté avec plus ou moins d'élégance selon les modèles de corset...
Cliquez ci-dessous sur cette seconde photo d'Armandie, délicieuse en corset victorien romantique, pour accéder à la galerie des stars en corsets.
La galerie des stars en corsets sur UnCoached, CLIQUEZ ICI
Car le corset reste l'une des plus belles parures féminines, véritable écrin de lingerie souvent enrichi de dentelle soyeuse ornant ses courbes inférieures, et de jarretelles permettant d'y rattacher des bas fuselant alors les jambes à n'en plus finir. Et que dire de ses découpes ajustées à la taille, dessinées par les baleines, et le jeu de lacets ou rubans de satin, dont l'alchimie sensuelle générale devient l'atout silhouette féminin.

De ses débuts à la Renaissance à sa quasi-disparition au début du XXème siècle, il revient en force depuis les années 1980, avec des spécialistes de la corsetterie faite sur mesure, comme Volute Corsets, Les dessous de Vanille, La magie des corsets, ou Corsetreinte (liste non exhaustive). Le corset moderne existe aussi en marques de prêts-à-porter, et séduit désormais autant la jeune mariée, que des femmes tentées par un look gothique, voire tout simplement par un modèle hautement érotique pour en jouer dans l'intimité. Le corset se présente désormais sous bien des aspects : corsets nobles, romantiques, victoriens, classiques, élégants, parfois extravagants, jouant aussi avec les tons blancs, satinés, colorés, chatoyants...
Bref, on est loin désormais de cet "objet de torture" qui a opprimé les femmes pour les rendre plus minces au XIXème siècle, et c'est tant mieux...
Merci à Armandie pour ses illustrations personnelles (reproduction interdite), extraites de son univers érotique, et particulièrement d'une série d'articles illustrés de ses photos de charme, où elle a rendu hommage au corset avec volupté et poésie : LÀ, ICI et LÀ.

lundi 17 août 2009

Série artistique : les dessins érotiques de Rojan


Chauds et lumineux comme l'été, je vous propose aujourd'hui de (re)découvrir les dessins d'un illustrateur méconnu, au parcours aussi atypique que talentueux : Rojankowski, aussi connu sous le pseudo de Rojan. Cet artiste au trait brillant est né en Russie en 1881, et il s'est éteint à New York en 1970. Ancien élève des Beaux-Arts de Moscou, Rojan est peut-être connu de bien des parents, sans qu'ils le sachent, puisqu'il a illustré notamment en tant qu'illustrateur pour enfants, les Albums du Père Castor. Dans les années 1930 à 1940, il a ainsi illustré une trentaine d'albums, mais aussi peint de nombreux tableaux, avant de quitter la France pour les États-Unis en 1941...
Mais Rojan a une autre facette talentueuse, celle d'illustrateur de dessins érotiques. Pendant sa période parisienne, il a notamment illustré des ouvrages de Pierre Louÿs, ou les poésies de Raymond Radiguet : "Vers Libres".
L'une des plus belles créations érotiques que Rojan a composé est sans doute "Idylle printanière" (les dessins ICI), un recueil de dessins érotiques traités avec autant d'audace que de finesse et d'élégance (disponible aussi en e-book téléchargeable chez "enfer.com", c'est LÀ). Les planches sont anonymes, mais les experts se rejoignent à y reconnaître le trait sensuel et juste de Rojan (l'album avec un peu de chance est disponible parfois chez de vendeurs de livres anciens, et a été réédité récemment). Cette idylle en images explicites est celle d'une rencontre passionnée d'un couple d'abord dans le métro, puis sur la banquette d'un taxi dans le Paris d'Anaïs Nin et de Henry Miller, pour se conclure en ébats voluptueux dans une chambre d'hôtel...
Cette édition originale parue en 1933 chez Henri Pasquinelli, fut d'abord diffusée sous le manteau, découverte ci-dessous aussi en images... D'abord dans le métro et le taxi...


Et ci-dessous, dans l'alcôve secrète d'un hôtel...