
Tout l'été, au fil aussi de l'actualité érotique, "L'Érotisme se dévoile" vous présente des "Coups de coeur d'été"... Aujourd'hui, "L'Appolonide, souvenirs de la maison close", un film étonnant et très esthétique de Bertrand Bonello, un petit chef-d'oeuvre si l'on sait en saisir son ode première aux splendeurs et misères des filles de joie, et les clins d'oeil à la peinture qui sont aussi le lien artistique de l'ouvrage... Mais il faut dire que ce film présenté en compétition au 64ème Festival international du Film de Cannes 2011 (et qui sort officiellement en salles le 21 septembre prochain), et à la presse, est un tableau en lui-même, autour de douze filles superbes de leur mère maquerelle (cette phrase est mon clin d'oeil personnel à mon maître ès érotisme, Pierre Louÿs).
D'ailleurs le film met en scène dans "L'Appolonide" (pour en savoir, et en voir plus, C'EST ICI) un artiste peintre inconnu, parmi d'autres, un voyeur talentueux qui ne dit pas son nom mais adore observer le sexe des femmes comme le Centre du monde : Gustave Courbet. Ainsi à l'aube du XXème siècle, à Paris, dans une maison close, une jolie prostituée a le visage balafré d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique, un "souvenir" d'un client violent... Autour de la femme qui "rit", et quasiment dans un huis clos cinématographique chatoyant de couleurs et d'odeurs de chair, de parfums de femmes (sauf un pique-nique charnel en bord d'étang), la vie des filles s'organise (photo ci-dessus, Carole Bethuel). Elle est orchestrée par Marie-France (Noémie Lvovsky), trait d'union entre ses filles, leurs secrets, leurs peurs, leurs plaisirs, leurs joies et leurs peines, et les fantasmes des fidèles de ce bordel filmé pas comme les autres par un Bonello inspiré... Cris, bruits et chuchotements dans le grand salon et les alcôves sensuelles en restituent l'ambiance magnétique, érotique, mélange de perversions, de sentiments réprimés ou avoués, de voluptés, et d'amour tarifé d'un temps passé qui ne reviendra jamais au même. Héritage des boudoirs libertins d'antan ?Bertrand Bonello, 42 ans, nous plonge comme personne dans la vie d'un bordel de luxe, sa caméra reflétant le plaisir, la décadence et la mélancolie mêlés flirtant avec les corps de porcelaine... Les allusions à la peinture achèvent de sublimer ce tableau vivant libertin : Courbet, Manet, Renoir, ou "La Grande Odalisque" d'Ingres, sont autant de repères subliminaux... Allez le voir, c'est forcément un bordel parfois noir, mais recréé ainsi toujours propre à nous émouvoir, y compris les sens et leurs pouvoirs...
CLIQUEZ sur les images pour agrandir. Et voici la bande annonce officielle...




43 commentaires:
ET une Oeuvre d'autant plus alléchante qu'elle semble s'attacher à sonner juste, à restituer l'esprit, l'atmosphère du Temps, préalable (ô combien) nécessaire en matière de reconstitution historique, genre sur lequel plane souvent le spectre de la reconstitution de pacotille . . .
à Bientôt, Antoine
De très belles images de femmes qui évoquent effectivement les tableaux de ces merveilleux magiciens du début du siècle dernier. Donc un film a priori bien tentant que j'irai certainement voir, dès qu'il sortira, début septembre. Je vous embrasse.
Elle est terrible cette bande annonce. Le Choix... J'ai trouvé la musique un peu trop décalé. J'aime mieux celle de ton blog ;+)))
Quant à Courbet, je vois que "L'origine du Monde" est devenue "Le Centre du Monde". Lapsus révélateur ?
Amitiés
Olivier
Vous m'avez convaincue et me voici tentée Mr Valmont ;)
Merci à vous et bonne journée
Bisous
S.
@ Stilettostetico : c'est très bien résumé Antoine, avec ton style inimitable, je pense que le réalisateur a voulu comme je l'ai écris dans mon titre restituer les "Splendeurs et misères" d'une maison close, des "courtisanes" qui l'animent aussi, ces prostituées que les hommes sous-estiment et/ou méprisent parfois, mais qui sont pourtant des femmes de "substitution" généreuses, des "muses" aussi pour bien des artistes (entre autres) qui ont souvent trouvé bien plus d'amour auprès de ces femmes plutôt que d'autres, parfois, sensées leur apporter...
Amitiés à toi.
@ Ophélie Conan : je suis heureux de vous avoir incité à aller le voir, je suis sûr que l'histoire et les héroïnes vous plaieront,
Bonne journée, je vous embrasse !
@ Pinupmania : la musique de "L'Apollonide" est voulue et composée je crois par Bertrand Bonello lui même, peut-être pour le côté baroque que pouvait avoir parfois un bordel...
Merci pour la musique de fond actuelle de mon blog, le thème de Camille du film "Le Mépris", composée par Georges Delerue.
Quant à Courbet, si "L'origine du Monde" est devenue "Le Centre du Monde", sous ma plume, ce n'est pas un lapsus (sourire) mais un choix, parce que l'Origine du monde sous son pinceau n'était pas sensée (dans le film), peut-être, exister encore...
Il fallait avant que Courbet s'inspire (sourire)...
Amitiés Olivier.
@ Lescarpin : vous tenter est un vrai plaisir Sandrine, bon film, vous ne le regretterez pas, avec aussi des scènes soyeuses et de la belle lingerie qu'on lace, puis qu'on délace, et enfin l'on se délasse...
Bonne journée, et bises à vous !
J'ai bien aimé la musique de la bande annonce, moi... elle correspond assez à l'ambiance qu'il pouvait y avoir dans ces maisons, une violence contenue avec ce son un peu rock, ton rocailleux de cette voix d'homme et la touche de romantisme de ces femmes en représentation dans leurs belles toilettes. Mais qui sont les plus durs, les hommes ou les femmes dans cette histoire ? L'homme qui vient assouvir ses fantasmes violents ou la mère maquerelle qui fait travailler ? Rien n'est simple dans la vie, et dans ces lieux "cachés" tout étaient multiplié, non ?
J'arrête là mon bla-bla et je ne vais plus au cinéma, donc... je lirai ce qui se dira ;-). Mais j'aurais eu envie d'y aller ne serait-ce que pour voir les toilettes... Bises
Merci de nous présenter ce film, nous voici prêts à revisiter le monde des maisons closes.
La référence à la peinture en plus me tente bien!
A vrai dire je n'ai jamais vu un bon film sur le sujet, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'existent pas. Il leur manquait une dimension artistique, c'est ce que pourrais dire pour ceux que je connais. Celui-là, je le sens assez bien, l'ambiance, l'époque, et peut-être aussi ce regard différent qui me semble présent. Je note cela dans un coin et, ma foi, je retournerai au cinéma si nécessaire quand il passera chez moi.
Merci.
Amitiés à vous
Merci
Canal + a lancé la mode des bordels, mais est il utile de montrer encore et encore ces maisons ?
Je ne garde que la nostalgie d'une époque de lingerie et les belles tenues... mais le respect des femmes ???
@ ModeBéa : Excellente remparque Béa, je crois que Bonello a aussi voulu montrer par la musique la "charge émotionnelle et parfois dûre" qui pouvait habiter aussi un bordel, en dehors de l'ambiance générale ressemblant aux boudoirs libertins du XVIIIème siècle, dont les maisons closes ont été un peu des "prolongements" payants...
On sait peu que dans les bordels, on y venait parfois juste pour boire avec des femmes, sans faire l'amour...
C'est encore vrai, l'homme venait assouvir ses fantasmes parfois violents, les artistes s'inspirer, et la mère maquerelle orchestrait, on a d'ailleurs très peu de témoignages et de "motivations" de prostituées de ce temps-là, où je crois hommes et femmes s'accomodaient d'un système où il n'y avait pas "que" de la violence...
Je vous laisse suivre la vie de ce film, et qui sait vous le verrez peut-être à la télé un jour ? Bises à vous !
@ Pussy : allez voir le film, il devrait vous plaire pour tous ces points, et son esthétisme, en dehors de sa reconstitution "historique" et humaine d'une époque qui n'a pas fini de faire couler de l'encre, bises à vous !
@ BasNylonEtMusiqueRétro : je suis absolument d'accord avec vous, en dehors de Canal + avec "Maison close" récemment, peu de bons films sur le sujet...
http://maisonclose.canalplus.fr
Là Bonello est allé loin encore dans la reconstitution historique, artistique, la beauté des femmes, la confusion des sentiments, et finalement le pouvoir des femmes dans ce lieu qui ont souvent le dernier mot sur les hommes (des femmes allaient aussi au bordel autrefois), la condition des femmes n'est pas oubliée dans le film non plus, loin de là... C'est un film de transition d'une époque, avant que la loi Marthe Richard finalement d'une certaine manière ne remette indirectement ces femmes à la rue, ce qui est loin d'être "mieux"...
Vous devriez aimer ce film aussi pour la reconstition du décor, des toilettes, du fétichisme qui l'habite et du surréalisme des situations charnelles et humaines,
amitiés à vous !
@ Gentleman W. : et pourquoi n'en parlerait-on pas ? C'est aussi une manière d'évoquer la condition des femmes partie prenante dans les bordels, condition loin d'être toujours enviable c'est évident !
D'ailleurs, c'est la compagne chef opératrice de Bertrand Bonello, je crois, alors que lui cherchait une idée sur le sujet, qui lui a suggéré de reprendre l'idée des maisons closes pour l'aborder de manière profondément historique, y compris avec l'esprit humain et culturel (les artistes) d'alors... Bonello a voulu rendre hommage à ces femmes en même temps, c'est évident, en bousculant les idées reçues...
Les bordels (parfois de luxe) et les prostituées quelque part sont aussi un "mystère" qui fascine toujours et mérite d'être abordé, et surtout pas oublié, ne serait-ce que pour rendre hommage aux prostituées et à leur rôle de "sociabilité" que l'on oublie trop souvent...
On ne parle pas de nostalgie, mais bien de "mémoire", voyez-vous ?
Amitiés à vous !
Matière à vrai débat ce film et du coup votre billet ! C'est vrai que le bordel était présent dans toutes villes, petites ou grandes, que c'étaient comme une sorte de "club" pour les hommes, un lieu de rencontres, de discussion et plus si..., bref, un café plus coquet / coquin que celui de la place, qu'il existait une hiérarchie entre les bordels de luxe et ceux plus "prolétaires".
Se rappeler qu'à cette époque les femmes n'étaient pas libres, elles étaient alors enfermées (au sens propre et/ou figuré) chez elles, par les conventions sociales.
Les historiens ont fait beaucoup de travaux sur le sujet, ce n'est pas un territoire inconnu, mais il est récent d'en faire étalage à la télé ou au cinéma. Nous vivons une période étrange ou la solitude est déclarée "cause nationale" dans une société dite de communication, ça sonne bizarre et les bordels ne feraient-ils pas rêver beaucoup ? Marthe Richard qui les a fait fermer pour des raisons humaines comme sanitaires s'est très vite rendu compte des dérives que cette fermeture a entraîné. La solution n'est toujours pas trouvée...
Bises et j'ai encore été bavarde !
Bonjour mon Cher Valmont ,
Images sulfureuses, celles qui se devinent par le trou de la serrure , celles enviées et redoutées ,la maison Tellier n'est pas lointaine ,doit-on ou pas lever le voile ,plonger dans tous les parfums d'Orient, connaître tous les délices ...mêmes tarifés.Les femmes sont maintenant libres, libertines et comme Bilitis ,jouer avec leurs rubans en révélant leurs charmes à la lueur d'une bougie ,dans les soiries d'une alcove .Dentelles, lacets,corsets, rubans,etc...bon cocktail de volupté .
J'apprécie les références picturales et musicales.
Baisers derrière le paravent ...
@ Dentelle : j'espère que vous pourrez voir ce film, c'est un plaisir que d'inciter à aller le découvrir, c'est vrai que les prostituées fascinent ou dérangent, et comme vous le dites avec justesse ces femmes "jouent" pourtant un "rôle" social depuis la nuit des temps, et ne soyons pas "hypocrite", vous avez raison, beaucoup sont content(e)s de les trouver dans le monde entier, car on oublie trop souvent aussi que si le proxénétisme est chassé et heureusement, le plus vieux métier du monde a pignon sur rue encore aujourd'hui, une rue bien dangereuse...
Et le film peut faire réfléchir sur le sujet et leur rendre hommage en même temps...
Bonne journée, je vous embrasse...
@ ModeBéa : c'est tout à fait vrai, je vois que vous êtes bien au fait du sujet, à la sortie du XVIIIème siècle libertin, les bordels ont été une sorte de "continuité", véritable lieu de spectacle et de plaisir tarifé pour les plus célèbres (One Two Two avait des maisons closes dans la France entière, et pas qu'à Paris), avec une sorte de transition entres les conventions sociales et de "club" pour les hommes, de filles de joie qui d'ailleurs ne montaient pas toujours avec eux (ou elles, car il y a eu aussi des lieux de plaisir pour des femmes)...
Le sujet n'a pas fini de délier les langues, si j'ose dire, et d'inspirer les artistes en tous genres !
Bonne journée et bises à vous.
@ Françoise du 80 : Bonjour Françoise ! Eh oui, même si la vie des prostituées n'étaient pas toujours rêvée, les bordels étaient aussi un lieu d'évasion avec des décors de circonstance, spectacles, et ode au plaisir, où les artifices pour exacerber le Tout n'étaient pas absents...
Bonne journée et bisous soyeux à vous !
@ Dentelle : sourire... Bavardez, bavardez, mon boudoir est aussi fait pour cela, vous êtes toute pardonnée, ne vous en privez pas, et c'est toujours un vrai plaisir que de vous lire toutes et tous...
Vous avez raison de souligner que le plus vieux métier du monde est souvent méconnu, et que l'on ne voit souvent que "ces femmes de mauvaise vie", dont certaines n'avaient (n'ont) malheureusement pas toujours le "choix", et qui pourtant se retrouvent historiquement sur les plus vieux vestiges de l'Histoire de l'humanité, et pour longtemps sans doute encore...
Bonne journée, baisers soyeux à vous...
Bonjour mon cher Valmont,
Chante Bilitis ,entre les pages jaunies de mon livre .
les masses noires des arbres ne bougent pas plus que des montagnes .Les étoiles emplissent mait les nyun ciel immense.Un air chaud comme un souffle humain caresse mes yeux et mes joues .
Hymne à la nuit .
Bilitis aimait les nymphes,délicat Tanagra ,elle veille au-loin sur les rivages de l'Olympe.
(je suis frustrèe je ne peux pas ouvrir la bande annonce du film).
Baisers soyeux ...
@ Françoise du 80 : bonjour Françoise, j'espère que vous avez pu visionner de nouveau le clip de "L'Appolonide", vous sembliez avoir des soucis, sur un sujet qui je le vois ne vous laisse pas indifférente et vous rend poétesse et romantico-érotique,
J'espère que vous pourrez voir le film à sa sortie,
Passez un bon week-end, bisous surannés à vous comme les alcôves de ces bordels d'antan, que Bonello ressuscite avec bonheur pour le public !
Bonjour m'sieur Valmont, une fois de plus, votre appréciation sur ce film est bien alléchante, la bande annonce laisse apercevoir une belle ambiance, de belles parures de l'époque comme certains tableaux, ainsi que que quelques jolis extraits de peaux, à peine dévoilés...si ce film passe dans mon bled perdu, j'irai le voir...pardonnez mes rares passages chez vous, je suis plus souvent à l'extérieur que sur le clavier en ce momemnt...je vous salue et vous souhaite une bonne journée...
J'aime l'ambiance boudoir d'un lupanar même si je me dis que cela est bien loin de la réalité que furent les bordels. Ici, les filles sont plutôt bien gaulées et joliment attifées alors que si je vous renvoie aux photographies des maisons-closes exposées par la galerie Au bonheur du Jour, vous observerez que les femmes qui s'offraient n'étaient pas toutes aussi appétissantes. Idéalisation d'un passé ?
http://www.photosapiens.com/Maisons-closes-1860-1946_5119.html
@ Le Pierrot : vous êtes tout pardonné, c'est la saison (surtout) de se promener par "Monts et par Vaux", à l'intérieur comme à l'extérieur M'sieur Pierrot,
je vous souhaite de voir ce film parmi l'un des plus beaux fait sur le sujet où il fait bon s'étendre parfois, c'est vrai,
Bonne journée à vous !
@ Gicerilla : merci pour votre lien, moi-même je remets ici le lien de la galerie de Nicole Canet, "Au bonheur du jour", une Dame que j'apprécie beaucoup pour ses connaissances sur l'érotisme en tous genres (elle a édité un livre sur les bordels), et dont je présente souvent les expos
http://www.aubonheurdujour.net
je ne suis pas sûr que l'image physique des filles de joie soit tant éloignée autrefois que cela de celles du film, le film les présente plus esthétiquement avec les moyens techniques d'aujourd'hui... Mais les photographes du temps des bordels avaient sans doute d'autres "critères" de choix de photos, plus crues aussi, et je suis quasiment certains que la plupart des femmes étaient aussi belles que dans le film, sans doute moins fémininement autrefois mises en valeur qu'aujourd'hui, fautes de "moyens" vestimentaires, de maquillage, etc., d'état d'esprit aussi dans l'ambiance des bordels où parfois l'on ne leur en demandait pas "tant", sauf de luxe où c'était aussi un critère de choix pour les hommes plus fortunés,
Ce qui n'exclue pas une certaine idéalisation du passé pour en exorciser en même temps la condition précaire des femmes qui y régnait parfois aussi...
Bonne journée et bien à vous !
Bonjour Valmont!
Nous posons un peu nos valises et c'est avec bonheur que nous retrouvons les plaisirs de la toile, plus particulièrement ceux que tu nos offres au fil de tes articles!
Il semble que les avis des critiques cinématographiques soient assez partagés concernant l' Appolonide... Peu m'importe en fait et la bande annonce du film me donne vraiment envie d'aller le voir pour ses superbes qualités esthétiques: celle des comédiennes, celle des décors. J'apprécie tout particulièrement la lumière et les clairs-obscurs qui sculptent les corps et modèlent les visages de manière encore plus expressive;qui plus est, la référence faite aux grands peintres ne peut que m'attirer et me séduire.
Dommage que la musique de la bande annonce soit trop moderne et semble détonner par rapport à l'époque évoquée tout autant qu'avec l'esthétisme des images.
Mais bien sûr ce n'est qu'une vision partielle ( et partiale) qui se réfère au seul extrait et non à l’œuvre.. Raison de plus pour aller voir le film et se faire sa propre idée...
Plein de baisers estivaux et à très vite !
Elise
@ Elise (et Marc) : j'espère que vos vacances furent bonnes, je suis assez d'accord avec toi Elise pour la musique écrite d'ailleurs par Bonello, surprenante mmême si elle veut sans doute exprimer "l'urgence" et la violence des désirs, des plaisirs tarifés, c'est vrai que personnellement, même si ça n'ôte rien à la "peinture" du film, j'aurais bien vu une musique à la fois lyrique, élégiaque, avec certaines envolées musicales passionnelles, pour exprimer la beauté, le plaisir mais aussi les contraintes physiques et émotionnelles des femmes, dont la douceur, la sensibilité, la force et les faiblesses, les joies et les craintes, restent souvent à fleur de peau y compris dans un bordel...
Bon film si vous allez le voir, et revenez, comme d'autres fidèles, dire ensuite votre avis ?
Bisous soyeux à toi, amitiés à Marc.
Bonjour Valmont ,
Entre les voilages de la fenêtre ,un timide rayon de lune explore le décor de la chambre ,une longue chevelure rousse ,des jambes interminables et là au creux des reins deux fossettes ,mini volcans aux promesses de degrés enflammés sur des courbes toutes proches.Voilà j'ai vu derrière le paravent , elle est là dans le tableau si...mais laissons intact la vision , l'envie ,la...encore un petit moment ...
C'était ma "vision" entrebaillée entre-deux monde ,entre-deux baisers déposés là .
@ Françoise du 80 : Bonjour Françoise, votre vision est bien jolie à imaginer, une vraie scène de film que ces images fugaces et terriblement érotiques se dévoilant dans les boudoirs, les alcôves, d'antan, mais d'aujourd'hui aussi sous d'autres formes !
Passez une belle soirée, bisous picturaux et cinématographiques à vous !
P'tit coucou rapide m'sieur Valmont, bien occupé, comme vous devinez...après midi, à Vic Fezensac, festival fiesta latino, ambiance, danses, et créatures perchées sur des talons qui n'en finissent pas, dans un froufrou de jupes colorées, aille aille aille ...m'sieur Nikon devrait se régaler je pense...surtout sous un beau soleil...bon week end à vous...
Hop, je rattrape mon retard. Décidément, les maisons closes "idéalisées" sont à la mode... Je n'ai pas vu ce film (et pas même l'intention de le voir, que la maison close soit le sujet du film ne me convainc pas que celui-ci va m'intéresser) mais je dois avouer avoir vu une très belle scène sur le sujet... dans une série.
"Games of throne" (tirée de la série de roman "Le trône de fer) est une série très adulte, à la fois pour la violence et le sexe qui n'y sont pas franchement édulcorés (juste assez pour ne pas passer X quand même, bien entendu, mais du coup l'érotisme y est très bien retranscrit).
L'un des personnages de cette série, Littlefinger, tient une maison close en parallèle de ses activités politiques. Dans une scène sublime, deux de ses récentes recrues apprennent à "simuler" ensemble, bref, elles apprennent leur métier. Je peux vous assurer qu'il est difficile de se consacrer sur le monologue de Littlefinger (car, oui, ils discutent tous les trois pendant que les filles s'entraînent *rires*) et pourtant... ce qu'il raconte à ses filles, ça vaut le détour (avec entre autre le jeu de dupes entre le client et la prostituée, puisque lui sait qu'elle simule et va pourtant accepter et se convaincre du contraire... si la fille s'y prend assez bien).
hello valmont
depart pour les etats unis imminent ....je rentre vers le 29/30 Aout .
Bon mois d'aout pour toi
@ + Pat
@ Le Pierrot : je suis sûr que votre Nikon a chauffé M'sieur Pierrot autant que vos sens en admirant ces superbes créatures au festival de Vic Fezensac, ça devait être "show", bonne journée à vous.
@ Roanne : merci à vous de ce retour et de cet éclairage sur les maisons closes à travers cette série "Games of throne" (tirée de la série de roman "Le trône de fer), que je ne connaissais pas, mais je vais essayer de la retrouver un jour ou l'autre, pour la découvrir car vous savez nous mettre l'eau à la bouche !
A bientôt, bonnes vacances peut-être et bises à vous !
@ Anonyme (Biker 06) : merci l'ami Pat de nous prévenir de tes vacances ches les Américains, je te souhaite qu'elles soient belles en famille (peut-être en motos d'ailleurs ?), à bientôt, et amitiés à toi.
Un sujet qui fait couler de l'encre, nous en avions déjà parlé lors de votre présentation de la série sur Canal "Maison close"...
Moi je reviens simplement sur le tout début de la bande annonce, la scène du corset... je crois que ce film doit regorger de belles tenues d'époque en faisant la part belle aux corsets et beaux décolletés !! Une bonne raison d'aller voir ce film n'est-ce pas ?! ;))
Doux baisers à Vous !
@ Miss Legs : Oui ce sujet éternel comme l'est l'éternel féminin avait défrayé la chronique avec la très réussie série "Maison close" sur Canal +, cette fois-ci Bonello lui donne une autre dimension, avec des références artistiques de l'époque, plus "sociale" aussi, la femme est au centre de son film et évidemment des parures vestimentaires qui ne peuvent que nous séduire, car la belle lingerie et les robes de crinoline font partie de la distribution !
Allez voir le film à la rentrée, et revenez poser votre avis ?
Bonne soirée, et doux baisers à vous.
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