
Dans le monde de l’érotisme, le photographe et réalisateur Roy Stuart est un extra-terrestre qui entraîne un large public adulte dans un monde où Stuart mêle l’érotisme et la pornographie, ou inversement, estompant les conventions et cherchant "une troisième voie" selon François Louvard, auteur de l'introduction de son dernier livre : Roy Stuart V. Car l'amateurisme et l'improvisation des débuts de la pornographie au cinéma étaient synonymes de fraîcheur et d'authenticité, comme l'âge d'or de l'érotisme au début du XXe siècle en faisait son essence audacieuse. La pornographie est devenue avec le temps industrielle, et donc moins exitante. L'érotisme s'est lui aussi souvent enfermé, avec le temps, dans une sorte de redondance créative. Roy Stuart a fait de ce dilemme la contrainte dont naît son art. Il cherche à s'affranchir d'une représentation conventionnelle de la sexualité, et plus encore à explorer le mystère du corps, des attitudes et des rêves féminins (comme dans son film The Lost Door - La porte manquée.
L’artiste sait comme personne louvoyer entre l'érotisme et la pornographie, avec des filles loin des canons du genre, auxquelles par exemple il conseille de garder leur pilosité. Stuart y glisse une dose massive de réalisme total dans ses photos, ou dans les films, flirtant même souvent aux frontières du porno-réalité. Mais quels résultats ! On entre alors dans l’univers de Roy Stuart et de ses héroïnes (et de ses héros), égalant dans un univers chic et choc bien des films X aux scènes codifiées.
L’univers libertin et érotique de Stuart, c’est le mélange d’abord de la musique, de la danse, du corps et du sexe. Une sorte de voyage entre rêve et réalité crue comme tout le monde l’imagine au moins une fois, fait de spectacles animés, tableaux érotiques et/ou explicites, et autres scènes fétichistes. Quand tous ces critères ne sont pas rassemblés en même temps. Un érotisme torride et dérangeant à la fois, où tous les fantasmes hétéros et bisexuels sont permis autant que la société lui permet de le réaliser, libérant les clichés et les tabous en même temps.
Le dernier opus du maître de l’érotisme, Roy Stuart V, livre-DVD, vient de paraître aux Éditions Taschen (c’est ICI, cliquez ensuite sur les jaquettes pour voir des images). Le photographe et réalisateur a mis également en vente son DVD Glimpse 9 (Regard), une série de 1 à 9 où à chaque fois, en plus de deux heures, l’artiste dresse un portrait filmé de toutes les situations érotiques imaginables ou fantasmées (c’est LÀ, allez sur le site à la section DVD, et cliquez sur chaque jaquette pour en avoir un aperçu).
Enfin son grand œuvre, The Lost Door (photo ci-contre), est un film construit en plusieurs années, avec un site Internet dédié au film, où des extraits vidéos, photos, et making of vous attendent (le site de The Lost Door, c’est ICI). Photographe et cinéaste, passant de la photo à l'image en mouvement, Stuart y cherche comme toujours, avec un réalisme étonnant, à échapper à la représentation classique du sexe. Avec toujours la volonté réussie d’aller au-delà du voyeurisme, pour explorer le corps de la femme en tous sens, ses instincts, ses charmes et ses - nos – fantasmes (voir LÀ la dernière expo de Stuart à Paris en 2007).
The Lost Door, c’est l’histoire de Nicole qui vit avec un homme possessif quand elle rencontre une femme plus âgée qu’elle, Kristina. Désespérément amoureuse et jalouse, celle-ci s'entend avec un playboy intello, Marc, dans l'intention de briser le couple rival. Qui manipule Nicole avant d'être mystérieusement assassiné. On soupçonne Kristina et on l'arrête. Elle est internée. Catherine, jeune psychiatre, est chargée par la cour de comprendre le fonctionnement d’une meurtrière présumée que hantent des fantômes et d’étranges visions sexuelles. Mais le chasseur devient chassé au plus profond de ses désirs… Le livre Roy Stuart V, le DVD Glimpse 9 ou le film The Lost Door s’attachent comme toujours à extraire l’essence de l’érotisme qui est en nous…
Reproductions des photos et jaquettes interdites. Merci à Roy Stuart pour sa collaboration, et l'illustration musicale du film "The Lost Door", musique de Birgit Yew (voix et violoncelle) et Roy Stuart (claviers).
L’artiste sait comme personne louvoyer entre l'érotisme et la pornographie, avec des filles loin des canons du genre, auxquelles par exemple il conseille de garder leur pilosité. Stuart y glisse une dose massive de réalisme total dans ses photos, ou dans les films, flirtant même souvent aux frontières du porno-réalité. Mais quels résultats ! On entre alors dans l’univers de Roy Stuart et de ses héroïnes (et de ses héros), égalant dans un univers chic et choc bien des films X aux scènes codifiées.L’univers libertin et érotique de Stuart, c’est le mélange d’abord de la musique, de la danse, du corps et du sexe. Une sorte de voyage entre rêve et réalité crue comme tout le monde l’imagine au moins une fois, fait de spectacles animés, tableaux érotiques et/ou explicites, et autres scènes fétichistes. Quand tous ces critères ne sont pas rassemblés en même temps. Un érotisme torride et dérangeant à la fois, où tous les fantasmes hétéros et bisexuels sont permis autant que la société lui permet de le réaliser, libérant les clichés et les tabous en même temps.
Le dernier opus du maître de l’érotisme, Roy Stuart V, livre-DVD, vient de paraître aux Éditions Taschen (c’est ICI, cliquez ensuite sur les jaquettes pour voir des images). Le photographe et réalisateur a mis également en vente son DVD Glimpse 9 (Regard), une série de 1 à 9 où à chaque fois, en plus de deux heures, l’artiste dresse un portrait filmé de toutes les situations érotiques imaginables ou fantasmées (c’est LÀ, allez sur le site à la section DVD, et cliquez sur chaque jaquette pour en avoir un aperçu).
Enfin son grand œuvre, The Lost Door (photo ci-contre), est un film construit en plusieurs années, avec un site Internet dédié au film, où des extraits vidéos, photos, et making of vous attendent (le site de The Lost Door, c’est ICI). Photographe et cinéaste, passant de la photo à l'image en mouvement, Stuart y cherche comme toujours, avec un réalisme étonnant, à échapper à la représentation classique du sexe. Avec toujours la volonté réussie d’aller au-delà du voyeurisme, pour explorer le corps de la femme en tous sens, ses instincts, ses charmes et ses - nos – fantasmes (voir LÀ la dernière expo de Stuart à Paris en 2007).
The Lost Door, c’est l’histoire de Nicole qui vit avec un homme possessif quand elle rencontre une femme plus âgée qu’elle, Kristina. Désespérément amoureuse et jalouse, celle-ci s'entend avec un playboy intello, Marc, dans l'intention de briser le couple rival. Qui manipule Nicole avant d'être mystérieusement assassiné. On soupçonne Kristina et on l'arrête. Elle est internée. Catherine, jeune psychiatre, est chargée par la cour de comprendre le fonctionnement d’une meurtrière présumée que hantent des fantômes et d’étranges visions sexuelles. Mais le chasseur devient chassé au plus profond de ses désirs… Le livre Roy Stuart V, le DVD Glimpse 9 ou le film The Lost Door s’attachent comme toujours à extraire l’essence de l’érotisme qui est en nous…Reproductions des photos et jaquettes interdites. Merci à Roy Stuart pour sa collaboration, et l'illustration musicale du film "The Lost Door", musique de Birgit Yew (voix et violoncelle) et Roy Stuart (claviers).

13 commentaires:
Troublant... mais je ne sais pas si je serai consommatrice. Les teasers sont bien faits. Que vaudra le film. Vous nous le direz ?
@ Gicerilla : promis pour le film qui sort en novembre, et dont Roy Stuart doit me communiquer la date de sortie précise.
Les teasers et le site dédié donnent un large aperçu de ce film qui met en scène des êtres tels qu'ils sont, face à leurs pulsions, plus que comme ils voudraient être, et ce sur plusieurs années, avec donc leurs évolutions... Baisers.
@ Gice : la sortie du nouveau DVD "Glimpse 9" est aussi l'occasion de (re)découvrir cette oeuvre filmée de 1 à 9 (à ce jour), le prolongement filmé de ses mise en scènes photographiques érotiques, bref la quintessence de tous nos fantasmes à l'état pur...
Et aussi "Giulia" (DVD), film de Roy Stuart produit par Tinto Brass (la clé) avec le soutien de Cinema International Communication (Le syndrome de Stendhal). C'est la quête spirituelle et les aventures amoureuses d'une jeune femme issue d'une famille très catholique, et c'est très audacieux...
http://www.roystuart.net/giuf.htm
Comme on dit, j'attends la suite (votre compte-rendu ;-)
Je pense que ça va me plaire, comme tout ce qui sort un peu des sentiers battus...
Belle journée à toi.
@ Cara : je ne doute pas que l'inspiration photographique de Roy rejoigne tes goûts... Bises libertines.
je vais me laisser tenter par les 2 premiers volumes ,ils sont sources d'inspiration et le film me fait penser à shortbus d'un certain côté, j'avais beaucoup aimé ce dernier, peut etre que j'apprécierai celui-là.
@ Sando : écoute c'est vrai que Roy Stuart et John Cameron Mitchell (Shortbus) introspectent chacun à leur manière les méandres du sexe de manière nouvelle... Mitchell le présente comme l'antidote à mieux vivre les deux derniers années du mandat de Bush... En passe d'une partouze au kama-Sutra, à deux nanas sur une balançoire au BDSM (j'en passe) avec délice... J'y reviendrai tiens...
Le site dédié du film Shortbus, c'est là
www.shortbus-lefilm.com
Ce nouveau long métrage de John Cameron Mitchell montrent une poignée d'individus cherchant à oublier l'amour qui fait mal par le sexe qui fait du bien, dans la lignée de la libération sexuelle des années 70. Genre underground, une ode "peace and love" mue par l'urgence. En clair, un film hédoniste en forme d'invitation (bi)sexuelle à goûter tous les plaisirs de l'existence qui donne envie d'aimer la vie, le sexe et les expériences en tous genres. Roy c'est un peu ça aussi, en plus explicite.
Sur le site, donc, amusez-vous
www.shortbus-lefilm.com
Pour accéder à la bande-annonce non-censurée cachée sur le site, il faut cliquer sur le trou de serrure à droite de la bande-annonce censurée, aller dans "Video", cliquer sur "Voir les vidéos non censurée", s'enregistrer avec une adresse mail valide, et rentrer dans la section X du site immédiatement (c'est pour vérifier votre date de naissance) !
Heureux Sando de voir que tu connais tes (nos) classiques... Ciao !
j'ai tout exploré dans les liens que tu as mis dans ton article valmont. C'est trés complet on découvre Mr Stuart dans son art. Le film "the lost door" m'intrigue, car quand je regarde les extraits et que je lis le synospis je ne l'aborde pas du tout comme un film de sexe qui joue autrement, mais comme un film classique type thriller qui intègre du sexe. alors partant de là je ne sais si c'est un compliment pour Roy Stuart mais cela tendrait à prouver que son objectif de réalisme est atteint puisque je ne le vois pas comme un film de sexe (je parle en ayant vu uniquement les extraits bien sur en voyant tout le film peut être aurais je un autre point de vue).
Cependant un film reste un film même si c'est un thriller et en tant que spectateur, on se plonge d'autant mieux dans l'histoire qu'on sait que c'est imaginaire. Alors dans ce cas le désir de faire réaliste est-il atteint?
plein de baisers
Armandie
@ Armandie : je crois ton analyse très fine, car je pense que Roy Stuart pour les extraits que j'ai vu aussi du film "The lost door", veut aller plus loin que le sexe pur, ou le lien avec le sexe, dans les relations psychologiques des actrices et des acteurs, et faire passer un message beaucoup plus profond en effet sur celles-ci... Une certaine complexité des choses parfois...
Je crois que beaucoup sont attisés par la curiosité de voir le film à sa sortie, justement au regard de son oeuvre photographique ou érotique habituelle, et son message artistique cette fois...
Plein de baisers à toi.
@ Sando & film "Shortbus" (Cf mes commentaires plus haut) :
Même si Roy Stuart et John Cameron Mitchell (Shortbus) introspectent chacun à leur manière les méandres du sexe de manière nouvelle...
La différence majeure est sans doute que chez Stuart, il n'y a que très peu d'homosexualité, et pas d'éjaculations masculines... Roy Stuart préfère s'attacher aussi à la beauté des femmes, sur une musique plus jolie, et montrer l'importance de leur influence sur les hommes, l'attirante sensualité féminine, le désir qu'elles provoquent, l'envie qui les attisent elles-même. Stuart fait parler les corps, dans des mises en scènes et attitudes qui nous renvoient à nos fantasmes les plus profonds...
En cela il se rapproche dans le rôle primordial qu'il donne aux jolies femmes au travers des hommes à des films comme "Salo ou les 120 jours de Sodome" (1976)de Pasolini, inspiré de Sade, où le corps est instrumentalisé, voire brutalisé jusque dans les pires pulsions, mais où l'érotisme plane en permanence.
Ou encore "Lady Vengeance" (2005) du Coréen Chan-wook Park, où une superbe comédienne coréenne Yeong-ae Lee murît sa vengeance treize années en prison, avant une mise en oeuvre expressionniste, où chaque détail visuel compte.
super troublant !!
@ Fleur sensuelle : c'est un mot qui est souvent utilisé pour décrire son oeuvre, et qui je crois va lui plaire, entre autres qualificatifs... Bises libertines.
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