
Il y a 85 ans naissait le réalisateur Walerian Borowczyk (le 2 septembre 1923) à Kwilicz, près de Poznań (Pologne), décédé le 3 février 2006 en région parisienne. Spécialiste de l'érotisme esthétique et suggéré, on peut retrouver une grande partie de son œuvre, une quarantaine de films, en DVD, dont le dernier coffret édité par G.C.T.H.V. regroupe deux films renommés : Contes immoraux, et Goto, l’île d’amour.
Contes immoraux, avec Fabrice Luchini, Lisa Danvers, Paloma Picasso, c’est le libertinage en quatre contes façon XVIIIe siècle, où tous les fantasmes sont permis. Jamais l'érotisme n'avait été présenté de façon aussi belle que sous la caméra de Borowczyk, sous un angle naturel, et sans jamais être cru ni vulgaire. Goto, l’île d’amour, avec Pierre Brasseur, Ligia Branice, Jean Pierre Andreani, transporte dans un endroit imaginaire et isolé, où la civilisation est arrêtée à l'année 1887, règne d’un roi sadique...
Borowczyk dans ses films est un maître dans l’art de la suggestion. Il sait comme personne, tout en mettant en scène des personnages parfois surréalistes et des femmes dont la sensualité est sublimée, stimuler l’imagination des spectateurs. Comme cette scène dans Contes immoraux où le jeune homme obtient une fellation sur la plage, et dont la scène se déroule sur fond de va-et-vient de la mer en furie…
Walerian Borowczyk étudie à l'Académie des Arts de Varsovie dont il sort diplômé en 1951, avant de remporter en 1953 le Grand Prix national du graphisme pour ses affiches de cinéma. Il excelle déjà dans un humour noir et surréaliste en cinéma d'animation pour adultes, dont deux sont considérés comme des chefs-d’œuvre : Renaissance (1963) et Les jeux des anges (1964). Plus tard, il obtient des succès d’estime avec les films Blanche (1971) ; Contes immoraux (1974) ; La Bête (1975), oeuvre à la limite de la pornographie ; Intérieur d’un couvent (1977) ou Les Héroïnes du mal (1979).
Borowczyk entre dans un long cycle cinématographique où il décline les mécanismes du désir dans un univers clos et autarcique avec ses rituels et ses objets fétichisés. André Breton, surréaliste d’un autre genre, le disait doué d’une "imagination fulgurante". Dans les films de Borowczyk, le désir est loi et l’attrait de la chair autorise tous les dépassements. Sa carrière décline ensuite et il réalisera Emmanuelle V en 1987, loin de son inspiration originelle (il quittera d’ailleurs le tournage suite à une dispute avec l'actrice principale), et des épisodes de "Série rose" en 1986 pour France 3. Borowczyk a mené une carrière d'artiste polyvalent, oeuvrant dans la peinture, le graphisme, la littérature et le cinéma.
Contes immoraux, avec Fabrice Luchini, Lisa Danvers, Paloma Picasso, c’est le libertinage en quatre contes façon XVIIIe siècle, où tous les fantasmes sont permis. Jamais l'érotisme n'avait été présenté de façon aussi belle que sous la caméra de Borowczyk, sous un angle naturel, et sans jamais être cru ni vulgaire. Goto, l’île d’amour, avec Pierre Brasseur, Ligia Branice, Jean Pierre Andreani, transporte dans un endroit imaginaire et isolé, où la civilisation est arrêtée à l'année 1887, règne d’un roi sadique...
Borowczyk dans ses films est un maître dans l’art de la suggestion. Il sait comme personne, tout en mettant en scène des personnages parfois surréalistes et des femmes dont la sensualité est sublimée, stimuler l’imagination des spectateurs. Comme cette scène dans Contes immoraux où le jeune homme obtient une fellation sur la plage, et dont la scène se déroule sur fond de va-et-vient de la mer en furie…
Walerian Borowczyk étudie à l'Académie des Arts de Varsovie dont il sort diplômé en 1951, avant de remporter en 1953 le Grand Prix national du graphisme pour ses affiches de cinéma. Il excelle déjà dans un humour noir et surréaliste en cinéma d'animation pour adultes, dont deux sont considérés comme des chefs-d’œuvre : Renaissance (1963) et Les jeux des anges (1964). Plus tard, il obtient des succès d’estime avec les films Blanche (1971) ; Contes immoraux (1974) ; La Bête (1975), oeuvre à la limite de la pornographie ; Intérieur d’un couvent (1977) ou Les Héroïnes du mal (1979).
Borowczyk entre dans un long cycle cinématographique où il décline les mécanismes du désir dans un univers clos et autarcique avec ses rituels et ses objets fétichisés. André Breton, surréaliste d’un autre genre, le disait doué d’une "imagination fulgurante". Dans les films de Borowczyk, le désir est loi et l’attrait de la chair autorise tous les dépassements. Sa carrière décline ensuite et il réalisera Emmanuelle V en 1987, loin de son inspiration originelle (il quittera d’ailleurs le tournage suite à une dispute avec l'actrice principale), et des épisodes de "Série rose" en 1986 pour France 3. Borowczyk a mené une carrière d'artiste polyvalent, oeuvrant dans la peinture, le graphisme, la littérature et le cinéma.




18 commentaires:
charmant petit film, plein de délicatesse, je suppose à l'image de son travail
bisous
De la douceur, et des interrogations quant à la suite du la vidéo... :o)
@ Cat : en fait, Borowczyk, un des mes cinéastes préférés, a fait dans ce film que je possède parmi d'autres quatre contes très osés et torrides dans leurs suggestions et ce qui se voit à l'écran...
La Marée : Sur une plage normande, au rythme de la marée (va-et-vient), André initie sa cousine aux plaisirs buccaux... Torride.
Thérèse philosophe : Thérèse, enfermée dans un débarras, découvre un ouvrage libertin. Avec un concombre (sa seule nourriture), elle s'essaye au plaisir solitaire (le concombre explose en même temps que son plaisir). A l'aube elle se fait violer par un vagabond en s'évadant.
La perverse Erzsebet Bathory, 1610 : Avec l'aide de son page (qui est une femme), la comtesse Bathory très saphique dans ses goûts organise une orgie où sont immolées de belles captives. Elle sera arrêtée par un beau capitaine, amant de son page (Paloma Picasso sur l'extrait vidéo).
Lucrezia Borgia, 1498. Savonarole dénonce les moeurs dissolues des milieux pontificaux. Pendant ce temps, Lucrèce Borgia a des relations sexuelles avec son père, le pape Alexandre VI et son frère le cardinal César Borgia. Un enfant naît. Savonarole finit sur le bûcher.
Le tout comme tu dis Cat est mis en scène de manière léchée, et très exitant...
(suite ci-dessous pour Claire, et Cat)
@ Claire : la suite de ce conte, et/ou le début, ressemble à l'intérieur très libertin d'un harem, les ébats de la comtesse et de son page sont très beaux, très féminins, très sophistiqués devrais-je dire... Ce qui est exitant est le côté voyeuse des autre filles qui regardent derrière leur cachette, les mains se frôlent sur les fesses, s'égarent... C'est à la limite de la photographie ancienne érotique, on sentirait presque l'odeur des peaux, comme le toucher des formes...
Mais la contesse dans le film est une perverse qui veut aller plus loin que le plaisir avec son page femme. Elle organise une orgie avec toute les filles, qu'elle fera assassiner à la fin, pour prendre un bain peu commun, comme Cléopatre avec le lait d'anesse disons... Mal lui en prendra...
Bises libertines à vous deux.
je me rappelle des contes immoraux, j'avais 14 ans quand je l'ai vu et c'était ma premiere ... explosion involontaire dans mon pontalon , je ne savais plus où me mettre aprés mais ça avait résonné longtemps dans ma tête.
Je n'avais jamais entendu parler de ce cinéaste. En plus, j'ai un faible pour les Polonais, je trouve que c'est un peuple construtif et très charismatique. Le peu de polonais que je connaissent sont charmants, cultivés, bourré d'humour et le courant passe très vite.
A bientôt, bises "polonaise" ;-)
Choupa
je redécouvre grâce à toi, car je me souviens avoir vu contes immoraux mais il y a longtemps.
J'ai aimé aussi l'extrait que tu as ajouté.
plein de baisers
@ Sandokan : j'ai quelques souvenirs comme cela aussi, mais pas au ciné lol, mais ça ne m'étonne pas car les "Contes immoraux" comme film initiatique... Amitiés...
@ Choupa : alors je t'engage à le découvrir, commence par les "Contes immoraux" ? Bises polonaises libertines.
@ Armandie: Il est passé récemment sur Arte, heureux de rafraîchir (ou réchauffer) tes souvenirs coquins... Baisers libertins.
Moi je ne connaissais pas du tout ce genre de conte. j'adore le com de sandokan sur l'explosion dans son pantalon...
9a me tente bien de voir un de ces contes
@ Angie : "Contes immoraux" existe en DVD seul, mais je te conseille le coffret c'est plus avantageux, tu adoreras je crois... Bises libertines.
à cette époque,on ne nous faisait pas suer avec le rasage intégral,la pilosité n'était pas un vilain défaut ,et mise au poteau.
à bas le ticket de métro !
@ Coralie : Pas de soucis, tu sais la pilosité est encore très à la mode et a beaucoup plus de fans des deux sexes que l'on croit... Et puis comme a dit une personnalité célèbre : la mode c'est (aussi) de ne pas être à la mode... Bises libertines.
Cet extrait est un pur plaisir sensuel à bien des titres : la beauté est omniprésente: tant par celles des corps ( beauté fragile et virginale de la jeune fille, beauté altière et dominatrice de la Comtesse)le décor , les lumières et la musique...
J'aime tout ces raffinements et mises en scène qui contribuent directement ou indirectement à la sollicitation fantasmagorique car l'Eros courtise d'abord le mental puis éveille le désir avant que de bouleverser tous les sens.
J'adore ces frémissements là même où le trouble se fait iconoclaste pour conduire à un lâcher prise total...( exception faite cependant de tout ce qui est glauque !)
Bises libertines
Elise
E&M
@ Elise (et Marc) : nous sommes parfaitement d'accord, Walerian Borowczyk entre autres sait provoquer en nous cette imagination, celle qui nous fait mettre des images sur ce que l'on ne voit pas ; deviner ce qui va arriver (ou pas), et quand cela arrive : jouer encore sur qui se passe dans l'angle caché de la caméra...
C'est un peu ce qu'on l'on vit aussi soi-même en "pratiquant" le plaisir...
Comme toi, exception faite du glauque du bain de sang de la comtesse dans le film, et autres perversités violentes qui peuvent exister... Bises libertines.
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